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ne sont pas à l'usage du Slagfrite; on aurait tort de les mêler à $a théorie, quand il s'agit de la connaître en elle-même ^ indépendamment des se* cours matériels dont elle a été entourée par d'autres mains.. ♦
Aristpte vient de parler de syllogismes complets et incomplets ; il est éyîdeijt qu'il faudra ramener les derniers aux premiers , c'estrà-dire les rendre \ parfaits; autrement ^l'éridence manquerait au syllogisme. Le principal moyen de ramener la seconde espèce de syllogismes à la première , c'est la conversion des propositions (âvnrpof^)- Aristotei sians parler de cette utilité de la conversion, en établit les règles dans deux chapitres/ avant de donner la théorie spéciale du syllogisme et de ses %ures.
Cb. 2, aS^a, I. — Cb. 3, a5, a,5i7. D'abord, il traite de la conversion des propositions simples , et ensuite de la conversion des propositions modales ; ici , se retrouve , comme l'on voit , la grande division admise dans rép{ji>fvaka. Aristote trace les règles des unes et des auttes , et il établit que la proposition universelle négative ( rîjv [th èv ^rà ûff«p)^etv KaôoXou çiçtnniïyf ) se convertit dans ses propres termes , c'est-à-dire , simplement , pour parler le langage de la Scl^olastique ( toîc opoiç «vnrpe<p€iv). Ainsi, la proposition universelle négative : Aucun plaisir n'est un bien , se convertit en cette autre proposition universelle négative : Aucun bien n'est un plaisir. £n continuant cet examen , Ans-
ÀffÂlilSB DU PBBU. A5ALYT* — UT. I. CHAP. IV. SfS
tote reconoait que la proposition universelle affirmative (aS^^a, 75 tjïv xamyopix^jv) se convertit en une propositioir particulière (xœràfjiipoç); que la particulière affirmative se convertit simplement, comme on Ta dit plus haut pour Tuniverselle négative; et enfin, que la particulière négative n'a pas de conversion nécessaire ( ovx ovieYxacov ). Aristole donne id des exemples de ces quatre espèces de conversion; et au lieu d'exemples concrets, il se sert de simples lettres, à la manière des géomètres.
Gb. 3, 25, a, ay. Les règles de la conversion des modales sont à peu près aussi simples ; seulement la conversion n'affecte pas le mode, mais bien y ce qui lui sert de sujet, le dictum^ U faut remarquer, en outre , que la conversion des propositions contingentes s'écarte de celle des autfes modales, en ce que contingent (év^exofAevov) ayant trois signiâbations , comme on l'a vu dans l'IpiA/veia, (cvaeyxonbvf TD \l^ iiayyfjxvoi^ , xal to ^uvcrniv), il faut distinguer avec soin ces trois significations di^ verses, les deux premières admettant la conversion ordinaire y mais la troisième ne permettant pas à l'universelle négative de se convertir (25,b, 17), comme on Ta vu phis haut pour les propositions simples. Aristote renvoie , du reste ^ ici à sa théorie ultérieure sur le contingent, et il a certainement en vue les régies , qu'il exposera plus loin , pour le syllogisme, dont l'une des propositions, ou les deux
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même 9 sont contingentes (aLév^epiAevaiirpora^^iç). ( Voir un peu plus loin l'analyse du ch. 8 ).
Ch. 4^ 2^9 by ^6* Cleci posé; .Aristote passe au syllogisme, et en fait upe étude spéciale dans ce qu'il appelle ses diverses figures (ff/^fiia). Le syllogisme se compose de trois termes, dont un doit étse attribué à un autre dans la conclusion ; le troisième terme, sans y entrer, doit servira montrer, comment le premier et le second peuvent être entre eux dans le rapport de sujet et d'attribut. Ce troisième terme, qui, dans les deux propositions, sera réuni tantôt à l'un, tantôt à l'autre des deux termes qui forment la conclusion, est ce qu'on appelle le moyen (p^ov). Dans la pensée , ^e moyen est donc toujours entre les deux autres termes, qu'on appelle les extrêmes (toc oxpoc); mais, dans la forme matérielle du syllo* gisme , il se peut que ce terme moyen n'occupe point sa place propre^ et soit posé^ou après, ou avant les deux extrêmes. C'est là ce* qui constitue la différence des figures du syllogisme. Je laisse Aristote exprimer lui-même comment se présentent à lui ces figures du syllogisme ; les voici toutes les trois : « (ch. ^^f. a 5, b, 3a) Lorsque ce les trois termes sont disposés de telle sorte, les « uns relativement aux autres , que le dernier est « dans le moyçn tout entier, et que le moyen est « dans le premier tout entier, soit affirmativement, « soit négativement, il faut nécessairement qu'il
ANALTSB DES PRBIL ANAAYT.— UT. U CHAP. IV. 247
y ait syllogisme des extrêmes. J'appelle moyen ce qui est soi-*méihe dans un autre terme, et dans quoi est aussi un autre terme , et qui, par cette position même , devient moyen entre les deux. Les extrêmes sont également ce qui est dans un autre terme, et ce dans quoi est aussi
un autre terme Telle est ce que j'appelle
la première figure ( a6, b , 33 ).
c Gh. 5 y p. 26, b, 34* Quand une même chose est à toute une chose, et n'est aucunement à une autre chose , ou qu'elle est totalement à chacune des deux y ou n'est à aucune des deux, cette figure est celle que j'appelle la seconde. J'appelle alors moyen l'attribut des deux propositions; les extrêmes sont ce à quoi ce moyen est attribué; le grand extrême est ce qui est placé à côté du moyen, le petit extrême est ce qui en est le plus éloigné. Le moyen est alors placé en dehors des extrêmes , et , par position , il est le premier. «Gb. 6, p*a8, a, 10. Si aune même chose, une autre chose est attribuée totalement, et qu'une seconde ne lui soit attribuée aucunement , ou bien que ces deux dernières à la fois soient attribuées k toute la chose , ou ne soient attribuées à aucune partie de la chose, cette figure est celle que j'appelle la troisième. Le moyen est alors ce à quoi se rapportent les deux attributs, qui sont les extrêmes : le grand extrême étant le plus éloigné du moyen, le petit étant le plus proche, le moyen est placé en dehors des
« extrêmes ; mais ^ par position , il est le dernier, m Cette défiiaition dés trois figures peut sembler embarrassée, parce que les formules précises et nettes ne sont pas encore faites. I^ génie a dé'» couvert la vérité ; il l'explique, mais son expression est pénible. Plus tard, la simplification arrive par Fétude , par l'analyse minutievise, non plus des idées, mais des mots. Ce dégagement successif delà forme apparaîtra clairement , dan» l'histoire qu'on tracera plus loin de la logique péripatétiQienne. (Voir la 3* partie de ce mémoire.) Pour ce qui regarde les figures du syllogisme et leurs définitions, voici les formules qu'en a données la science du moyen-âge, aidée des travaux antérieurs de la science antique:
La première figure est celle où le. moyen est sujet d'un des extrêmes et attribut de l'aAitre ;
La seconde , cdle où le moyen est attribut des deux extrêmes;
La troisième, celle où le moyen est le sujet des deux extrêmes.
Ces définitions sont plus simples que^ celles d'Aristote : elles sont plus saiûssables à Tesprit ; mais elles sont moins près de la réalité, et elles négligent de tenir compte de toutes les circonstances accessoires que renferment celles du Stagirite.
Telles sont donc, dans leur expression primitive, les trois figures si fameuses du syllogisme. Les voilà telles qu'Arislote les trouva par la force seula de
AKALTSB DIS PBBf. AMALYT.— UT. I. CHAP. IT. M9
0on génie 9 il J a plus de viogt-un siècles. Depuis lers y il n'a point été possible aux efforts de la pensée humaine, s'y exerçant sans relâche, d'y rien changer. On a parlé souvent de la quatrième figure découverte , dit-on , par GaUen , et Ton a fait généralement un reproche fort grave au Sta* giiite de ne l'avoir pas connue; ce reproche lui est adressé même encore de nos jours. On reprendra plus tard, cette question qui mérite d'être éclairde (Voir les annexes à ce mémoire); mais on peut déjà dire ici, que cette prétendue quatrième figure n'en est pas une , à proprement parler : elle n'est que le renversement de la première, en prenant la majeure pour la mineure, et réciproquement II est possible que ce soit Galien qui ait donné à cette forme le nom de quatrième figure; mais, consi* dérée comme annexe de la première, elle était dès long-temps connue, dans l'école péripatéticienne : selon le témoignage - de tous les commentateurs , elle remonte à Théophraste et à Eudème; et, de plus, ces deux disciples d'Âristote l'avaient très probablement reçue de leur maître, qui, considérant les figures vraies et usuelles du syllogisme, n'avai( pas cru devoir y comprendre une figure bâtarde, presque sans usage, et qui d'ailleurs rentrait dans la première. *
Pour bien faire comprendre ici la méthode d'Aristote , nous croyons devoir donner plus bas la traduction complète de son exposé de la première figure. On pourra sans peine y reconnaître
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les modes divers ^ CQnclaants et non concluants , yjffiç'oi xal (pAXoyiç-oi, aj^pvirot xal âcru>^oyiç"ot , comme les ont appelés les commentateurs d'après Aristote.
Une remarque importante qui s'applique à ce qui va suivre , et qui convient également à ce qui précède, c'est qu'Aristote, pour dire qu'une chose est attribuée à une autre ^ dit aussi que cette première chose est dans la seconde , ainsi qu'on l'a vu plus haut. Cette formule pourrait sembler^ au premier coup d'œil, tîe nature à confondre le sujet et l'attribut; et plus d'un commentateur s'y est trompé, prenant la compréhension pour l'extension, et vice versa; ce point exige donc une attention toute spéciale. C'est par suite de cette locution que, dans la définition de la seconde figure citée plus haut, Aristote dit que le moyen est^ par sa position, le premier (irpôTov t^ 6e<jet); pour nous, au contraire, il est le dernier, puisque, dans cette figure, il est l'attribut des deux extrêmes; cette différence s'explique par le mode d'expression qu'a choisi le philosophe, attendu qu'il regarde comme expressions identiques : être dans une chose et lui être attribuée. Il a eu, du reste, le soin de le dire lui-même ; et cette première formule, tout étrange qu'elle peut paraître, est cependant la seule qui montre avec vérité la nature du syllogisme. L'attribut est en effet dans le sujet , sous le rapport de la compréhension , et c'est ce qu' Aristote démontre clairement par l'énoncé seul de sa formule.