‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 101 sur 226 · LIVRE I, CHAPITBE XXX · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITBE XXX

§ a. On a expliqué aussi les principes généraux des syllogismes y on a dit ce qu'ils sont, et Ton a indiqué le moyen de les découvrir, afin qu'on ne se donne pas la peine d'examiner tous les mots, ni de recourir aux mêmes éléments pour renverser ou établir un raisonnement, soit que d'ailleurs on l'établisse, ou on le réfute universellement, ou particulièrement; et afin qu'on limite la recherche à des objets moins nombreux et déterminés. § 3. Quel que soit l'objet en question, il y a toujours un choix à faire; par exemple, pour le bien et la science. Dans toutes les sciences les principes sont spéciaux pour la plupart ; et c'est à l'expérience de fournir ces principes pour chacune d'elles. Par exemple , l'expérience astronomique fournit les principes de la science astronomique; et ce n'est qu'après avoir longtemps observé les phénomènes qu'on est arrivé aux démonstrations de Tastronomiç. Tous les arts, toutes les sciences en sont là. Mais, du moment que les principes sont acquis pour chaque objet, nous pouvons nous charger d'en tirer des démon-

S 2. On a expliqué , Dans tons les chapitres de la première section. — Le moyen de lee découvrir ^ Dans les chapitres précédents de cette seconde section.— £f déterminée, Les antécédents , les conséquents et les répugnants.

8 3. £« bien et la ecience , Ce sont les deux termes d*une proposition quMl 8*agiraît de prouver. — Pour laplupqrtf C'est qu'à c6té des principes spéciaux de chaque science , il y a les axiomes qui valent pour toutes les acienœs; mab les axiomes sont en petit nombie, tandis que les prin*

dpes spéciaux sont très-nombreux, et s'accroissent par les progrès même de la science. — L'expérience , Les modernes n'ont jamais fait une part plus beUe ni plus large à l'observation. — Si dam robeervaiion, Arittote dit précisément : dans Vhietoire, c'est-àHlire , la simple connaissance des faits, sans preuve ni démonstration. De là, comme l'ont fort bien remarqué les commentateurs, la pai^ faite exactitude de ce titre : Histoire des Animaux, parce que cet ouvrage n'est qu'une collection de faits , où l'observation seule Joue un fUe.

strations régulières. Si , dans robservation , Ton n'a rien omis de ce qui appartient réellement au sujet , nous pourrons y dans tout ce qui est susceptible d'être démontré, découvrir la démonstration , et Texposër; et, si la démonstration est naturellement impossible , nous pourrons encore rendre cela même évident.

§ 4- Ici l'on a dit , d'une manière toute générale et sommaire, comment se fait le choix des propositions. Mais nous avons traité ce sujet avec toute l'exactitude désirable dans notre ouvrage sur la Dialectique.

Page 1