‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 118 sur 226 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Eigle dâs articles dans raaalyse.

§ I. Mais comme ce n'est pas du tout la même chose de dire : Le plaisir est un bien , et de dire : Le plaisir est le bien , il faut soigneusement faire cette distinction pour les termes : et si le syllogisme est : Le plaisir est le bien, il faut prendre pour terme : le bien. Si l'on dit au

mot à mot : n'est pas ce qu'est supposable. Au temps d'Alexandre d'Aphrodise , cette règle de logique était contestée; et en effet il est des cas où la réduction, à une proposition plus simple , à une expression plus concise, peut causer de Tobscurité.

C'est au discernement du logicien de décider, selon les divers cas, s'il faut préférer la proposition explicite àla proposition réduite. La règle donnée dans ce 8 n'en est pas moins en général utile et de iMle application.

S 1. n faut, dans la décomposition des termes , faire attention aux articles qui modifient complètement le sens. Cette règle s'applique fort bien à la langue française , et à toutes celles qui , comme elle et la langue grecque , ont des articles. En latin , cette règle , qui ne serait pas moins utile , devrait être exprimée d'une autre manière; car il faudrait toujours examiner avec soin si le terme est pris dans toute son éten* due, ou avec une limitation.

LIYBE I, CHÂPITBE XLI. 171

Ëoiatraire qu'il est un bien, il faut prendre : qn bien. Et de même pour tous les cas analogues.

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