‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 18 sur 226 · LU PLAN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

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des prémisses du premier syllogisme est fausse aussi ; et la fausseté de cette prémisse tient à la fausseté même de l'une des propositions du prosyllogisme. Et, en remontant toujours ainsi, jusqu'à la fausseté initiale.

Le Catasyllogisme a lieu , lorscpie, dans une discussion, on accorde par inadvertance une donnée que l'adversaire emploie à réfuter syllogistiquement l'interlocuteur qui la lui a accordée. Pour éviter le Catasyllogisme^ il faut ne jamais répéter deux fois un même terme; car alors il n'y aura pas de moyen terme ; et le syllogisme de la réfutation ne sera pas possible. Si l'on voit la conclusion que l'adversaire prépare, on s'y opposera en ne lui accordant, ni le rapport des termes, ni les propositions applicables à la figure où la conclusion qu'il cherche devrait se trouver. Si , au lieu d'éviter le Catasyllogisme de la part de son adversaire , il s'agit de l'obtenir contre lui , il faut alors poser seulement les prémisses des prosyllogismes sans ' en tirer les conclusions. Si l'on a besoin , pour arriver au but qu'on se propose, de plusieurs termes moyens qui se suivent et se tiennent, il ne faut pas les prendre dans l'ordre régulier ; il faut^ au contraire, intervertir cet ordre, afin d'embarrasser les réponses de celui à qui l'on s'adresse. Si, au lieu de plusieurs termes moyens, un seul doit suffire,

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il faut alors commencer le syllogisme par ce moyen lui-même ; et aller ensuite, soit au mineur, soit au majeur. Dans la déduction habituelle, on part du majeur pour passer au moyen et arriver au mineitr.

La Réfutation consiste à donner à son advefr^' sàire des propositions contradictoires à la thèse que l'on soutient soi-même. Quand on attaque, on obtiendra la Réfutation, en forçant l'adversaire luimême à donner des propositions syllogistiques contraires ou opposées à sa thèse. On évitera la Réfutation en ne répondant que des propositions qui ne peuvent pas être mises en syllogisme, c'està-dire, en évitant toujours de donner des affirmatives et des universelles ; car, sans afGrmatif et sans universel, il n'y a pas de syllogisme ; et par conséquent , il n y a pas de Réfutation.

L'Erreur peut, en général, tenir à deux causes. D'abord, il est possible que, relativement à une même chose^ on ignore et l'on sache tout à la fois quelque chose. Ainsi, il est possible que pour une conclusion qui peut être obtenue par plusieurs termes moyens, on connaisse l'un de ces termes, et qu'on en ignore un autre. On peut savoir en outre, d'une manière générale , quelque chose , sans le savoir d'une manière spéciale ; ou réciproquement: On peut savoir la chose en puissance dans les prémisses , et l'ignorer effectivement dans la conclu-

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smty tant que cette conclusion n' à pas été formulée âjUdgistiquement. Par exemple, on peut, dans les prémisses, savoir d'une manière universelle que la somme des angles d un triangle est égale à deux droits» et ignorer par conclu^on que teile figure est un triangle. On sait donc en puissance que cette figure a ses trois angles égaux à deux droits ; mais on ne sait pas actuellement que cette figure est triangulaire. En ce sens, la théorie du Ménon est insoutwaUe t la science humaine tout entière n'est point réminiscence ; l'âme peut bien apporter avec ette la science de l'unÎTersel; mais il est impossible de soutenir qu'elle apporte la science du parti-» culier. Aossî, quand on dit que, d'une même chose, on sait et Ton ignore à la fois quelque chose, on ne veut pas dire qu'on puisse avoir à la fois les deux contraires, l'erreur et la vérité ; on veut dire uniquement que l'erreur seule est en acte et en réalité, tandis que la science demeure en simple puissance. Il est impossible que , sur une même chose , on ait à la fois les deux idées contraires, pas plus qu'il n'est possible de confondre l'essence du bien et liessence du mal, quoiqu'une même chose , sous diversaspects, puisse sembler tantôt bonne et tantôt mauvaise.

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SECTION TROISIÈME

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