‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 194 sur 226 · LIVRE II, CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XVIII

positions, soit qu'il résulte de plusieurs. Si c'est de deux, il faut nécessairement que Tune d'elles , ou même toutes les deux soient fausses; car, de propositions vraies, ainsi qu'on l'a vu , il ne sort pas de syllogisme faux. S*il résulte de plusieurs propositions, comme C conclu par A B, et celles-ci par D E F G , alors il y a quelque erreur dans les termes supérieurs, et c'est à cause de cette erreur que le raisonnement est faux : car A et B sont conclus par ces termes supérieurs; et, par conséquent, c'est d'eux que viennent la conclusion et Terreur.

La pensée d'Aristote est sans doute ici plus générale que ne le croit Albert. Le philosophe ne veut pas seulement prévenir une erreur qu'il a déjà plusieurs fois réfutée, et notamment dans ce livre , ch. S , 3 , i.

Il complète ce quMl vient de dire sur les rapports de la conclusion fausse à rbypothèse , en ajoutant que la fausseté de la conclusion implique toujours et sans exception la fausseté des éléments qui la donnent. Je proposerais donc de réunir ce chapitre , sur le raisonnement faux^ au chapitre précédent, et de ne point faire de cette simple remarque un vice nouveau du syllogisme. Je n'ai pas cru du reste devoir me permettre ce changement ; et je me suis conformé à la série ordinaire des chapitres , bien que je ne l'approuve pas.

— Le raisonnement faux , en d'autres termes, la conclusion fausse ; j'ai

pris ici «n mot nouveau afin de suivre le texte de plus près. — Résulte de deux propositions. Le syllogisme simple n'a jamais que deux propositions ; le syllogisme composé peut eu avoir un nombre illimité. — Ainsi qu'on Va vu , chapitres 2 , 3 , i de ce livre. — Comme C conclu par AB, syllogisme principal; sa majeure serait prouvée par un prosyllogisme dont elle serait la conclusion , DE y étant majeure et mineure ; et sa mineure serait prouvée par un autre prosyllogisme dont elle serait la conclusion, FG étant majeure et mineure. — Les termes supérieurs, les prosyllogismes. — Le raisonnement est faux , c'est-à-dire , la conclusion du syllogisme principal. — AB sont conclus , c'est-à-dire que la majeure et la mineure du syllogisme principal sont elles-mêmes des conclusions de prosyllogismes.

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