CHAPITRE XVIII
Du raisonnement faax. — La fausseté de la conclasion dépend toujours d*iine première fausseté dans les prémisses. — Syllogismes simples : Syllogismes composés.
Le raisonnement faux provient toujours d'une première erreur, soit que le syllogisme résulte de deux pro-
8 1. Les commentateurs, si j'en excepte Albert , n'ont point ctiercbé à faire voir comment ce chapitre se rattachait au précédent. Philopon , Averroës, Pacius, ne se sont pas même posé cette question. Elle n'est point cependant facile à résoudre.
Cette courte observation sur le rationnement faux est-elle , comme il me semble, un simple complément de ce qui précède? ou bien est-ce, comme font cru, les commentateurs de la Renaissance, la théorie d'un troisième vice du syllogisme? Cette dernière hypothèse me paratt la moins probable. H est vrai qu'Aristote' introduit ici un mot qu'il n'a
point encore employé , et qu'on peut en inférer qu'il prétend signaler un vice distinct des deux vices qu'il a déjà indiqués dans les chapitres 16 et 17. D'autre part» l'explication d'Albert ne parait pas non plus trèssatisfaisante. « Comme on vient de « voir, dit-il, que de l'hypothèse pou- « vait sortir une conclusion fausse, <cet qu'on pourrait croire que du «vrai on peut condurele feux, il « faut savoir que la fausseté de la « conclusion tient toujours à quelque « erreur antérieure, soit dans les préce misses pour les syllogismes sim- <c pies , soit dans les prosyUogismes « pour les syllogismes composés. »