‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 21 sur 226 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Sujet et but des Analytiques.— DéGnitions et espèces , de la Proposition, du Terme, du Syllogisme. — Définitions de quelqiies autres expressions importantes.

§ 1. D'abord, nous dirons le sujet et le but de cette étude: le sujet, c'est la démonstration; le but, c'est la science de la démonstration. § 2. Puis, nous définirons les mots suivants : proposition , terme , syllogisme ; et nous

8 1. Au temps d'Alexandre d'A- ses diverses espèces gg 5 et 6. La

phrodise, la leçon vulgaire des ma- définition de la proposition affirma-

nuscrits était: la science de la dém, tive et négative a été déjà donnée

à raccusatif , au lieu du génitif qui dan« THerméneia , ch. 6, 88 1 et 2 ;

est dans nos textes; quelques manu- et celle de ses espèces, même traité,

scrits seulement donnaient cette -di. 7, 88 ^ etsuiv. Ladétinitionde

dernière leçon qu'Alexandre défend la proposition dialectique, à quel-

sans Padopter, et qui lui semble ques légères différences près, est

s'accorder mieux avecle début même aussi celle de THerméneia, ch. It,

de la phrase. 8 2. — La définition du Terme est

8 2. Four la définition de la pro- plus bas 8 7 , et celle du Syllogisme ,

position, voir plus bas 8 ^f et pour 88 S» 9» !<>•

1. La division de ce livre en trois sections, admise par tous les commentateurs, est indiquée plus bas par Aristote lui-même, ch. 3S , 8 i > et llv. 2 ch. 1,^1

montrerons ce que c'est qu'un syllogisme complet et un syllogisme incomplet. § 3. Et à la suite, nous expliquerons ce qu'il faut entendre quand nous disons que telle chose est ou n'est pas dans la totalité de telle autre chose, et qu'elle est attribuée à toute une autre ou qu'elle ne lui est aucunement attribuée.

§ l\. Ainsi, en premier lieu, la Proposition est une énonciation qui affirme ou qui nie une chose d'une autre chose. § 5. Elle est, ou universelle, ou particulière, ou indéterminée. Je l'appelle universelle quand l'attribut est à toute la chose ou n'est à aucune partie de la chose; particulière, quand l'attribut est affirmé ou nié d'une partie de la chose, ou bien qu'il n'appartient pas à toute la chose; indéterminée, quand lattribut est affirmé ou nié du sujet, sans indication d'universalité ni de particularité; telles sont ces deux propositions : La notion des contraires est une seule et même notion : Le plaisir n est pas un bien. § 6.

% 3. L*explication de ces expressions se trouve plus bas, $ 11.

S 4. Voir i'Herméneia, chap. 6 et 7.

g 5. Les logiciens postérieurs ont en outre distingué une quatrième espèce de proposition : c'est la proposition singulière, où le sujet est un nom d'individu. La proposition singulière rentre du reste dans Tuniverselle , par cela seul que le sujet y est pris dans, toute son étendue.

Voir la logique de Port-Royal, 2« partie, ch. 3. — La notion... Le plaisir... n'ont, en effet, aucun signe d'universalité ni de particularité.

g 6. Ainsi, pour reprendre l'exemple même d'Aristote , voici une proposition syllogistique : La notion des

contraires est une seule et même notion; voici une proposition dlaleotique : La notion des contraires estelle une seule et même notion? ou en exprimant dans l'interrogation la contradiction tout entière: La notion des contraires est-elle ou n'est-elle pas une seule et même notion? U est évident que, pour établir le syllogisme, il faut, après l'interrogation, poser celle des deux parties de la contradiction que l'interlocuteur admet dans sa réponse, et qu'on ne peut plus laisser la proposition sous forme interrogative. -— Dans les Topiques, cette citation se rapporte au sujet tout entier des Topiques , et particulièrement au livre 1 , «*• 1 ♦ 8 1. Voir du reste, sur ^ ûom des

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