‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 211 sur 226 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

De TExemple, — Déûnitîon de l'Exemple qui est uDe espèce dInductioD. — Condition de cette forme de raisonnement. — Caractère spécial qui la distingue. — Différences qui séparent TExemple de l'Induction.

§ I . L'exemple a lieu quand l'extrême est démontré du

cipes. Eo soi les principes sont plus évidents, plus clairs que les conséquences; ils leur sont supérieurs; mais pour nous, et pour Tobservation de nos sens , ce sont au contraire , les conséquences qui sont antérieures et plus distinctes. Ce sont elles d'abord que nos sens atteignent; ce sont-elles que d'abord ils transmettent à l'intelligence. C'est avec peine que l'intelligence passe de ces premières notions individuelles aux notions supérieures dont elles ne sont que de faibles parties; mais en définitive, ces notions supérieures sont les seules où l'intelligebce trouve la véritable clarté, la véritable lumière. L'induction va de l'effet à la cause, le syllogisme , au contraire , de la cause à l'effet.

$ 1. L'exemple est une espèce

d'induction , car il prouve , comme l'induction, que le majeur est au moyen : mais ce n'est pas par le mineur ; c'est par un quatrième terme qui est semblable au mineur, et qui peut à ce titre en tenir lieu. Ainsi la règle du cb. 22, $ 8, s'applique à l'exemple comme elle s'appliquait à l'induction. Voici la seule modification que cette règle reçoit dans ce cas. Lorsque trois termes sont dans ce rapport que le second et le troisième soient réciproques , si le premier et le second sont attribués au troisième, il faut que le premier soit aussi attribué au second ; ajoutez : on peut substituer au troisième terme tel autre terme qui lui soit semblable. — Quand l'extrême est démontré du moyen , sous-entendu :

majeur, après VexHême. — Par un

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