‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 213 sur 226 · LIVRE II, CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XXIV

il est clair que B est à C et à D; car tous deux sont: Faire la guerre contre des voisins. Et il est clair aussi que A est à D; car la guerre contre les Phocéens n'a pas été avantageuse pour les Thébains. Et Ton démontrei^a par D que A est à B. On prouverait encore ainsi le rapport du moyen à Textrême , lors même qu'on appuyerait l'assertion sur plusieurs cas analogues au lieu d'un seul.

§ 4« Il est donc évident que l'exemple n'est point un rapport du tout à la partie , ni de la partie au tout ; c'est le rapport d*une partie à une partie , puisque les deux termes sont les sujets d'un même terme , et que, seulement , l'un est plus connu que l'autre.

§ 5. L'exemple diffère de l'induction en ce que l'une

$ 4. Un rapport du tout à la partiôy c*est le rapport vrai qui constitue le syllogisme. Voir liv. 1, ch. 4, g 3, et ch. 41, 8 6. — Ni de la partie au tout, c^est le rapport qui constitue rinduction. Voir le chapitre précédent. — Cett le rapport d'une partie à une partie ; en efiét , on met en rapport la guerre des Thébainscontre les Phocéens, et la guerre des Athéniens contre les Thébains, parties Tune et Tautre d*une totalité qui est la guerre contre des voisins. — Seu^ Ument Vtm est plus connu que Vautre, c'est-à-dire, on connaît mieux le fait qu'on cite, que ce qu'on veut prouver. Ainsi, on sait que la guerre contre les Phocéens a été fatale aux Thébains, mieux qu'on ne sait que la guerre contre les Thébains sera fatale aux Athéniens.

$ 5. Que Vextrême est au moyen, c'estr-à-dire, le majeur au moyen.

Voir le chapitre précédent, g 2. —

Et n'enchaîne pae le syllogisme à Vautre extrême^ c'est-à-dire, ne joint point dans la conclusion le majeur au mineur, iUd, 8 4. — Tandis qut VExemple le fait, c'est-à-dire, que, dans la conclusion définitive, donnée par l'Exemple, le majeur est attribué au mineur. Voir dans ce chapitre % 3,—Et ne démontre point par tous les cas particuliers, l'Exemple ne prend qu'un fait semblable, ou quelques faits semblables : l'Induction, pour être parfaite, prend tous les faits particuliers. Voir chapitre précédent, $ 4.

Pacius, pour bien faire comprendre la différence du Syllogisme, de l'Induction et de l'Exemple, donne le tableau suivant, que je lui emprunte, et qui est formé des éléments même qu'Ariste emploie dans ce chapitre.

Syllogisme : La guerre contre les voisins est fatale : Or, la guerre des Athéniens contre les Thébains est

démontre , par tous les cas particuliers, que rextréme est au moyen et n enchaîne pas le syllogisme à l'autre ex* trême, tandis que l'exemple le fait, et ne démontre point par tous les cas particuliers.

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