‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 88 sur 226 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

générales pour la découverte du Moyen. ~ Des Conséquents et des Antécédents : de leurs rapports.

§ I . Quels sont les moyens de toujours trouver au be* soin les syllogismes relatifs à la question posée ; quel est le chemin qui nous doit mener à la connaissance des principes spéciaux de chaque question : voilà ce qu'il nous faut dire maintenant. C'est qu'en effet il ne doit peutêtre pas nous suffire d'étudier la formation des syllogismes; il faut encore posséder la faculté d'en faire.

§ 1. Dans toute question, on donne nécessairement deux termes, le sujet et Tattribut. Il s'agit de savoir quelles sont leurs relations ; et c'est le moyen seul qui, syllogistiquement, doit fournir cette connaissance. Le terme

moyen une fois trouvé , il est facile de construire le syllogisme d'après les règles précédentes , qui ont établi tous les rapports qu'il peut avoir avec les deux extrêmes. Voir les trois derniers chap., et les ch. i, 5, 6.

§ 2. Parmi toutes les choses, il y en a qui ne peuvent jamais être attribuées à d'autres avec vérité , d'une manière universelle; par exemple, Cléon, Callias, et tout ce qui est individuel et perceptible aux sens. C'est à celles-là, au contraire, que les autres peuvent être attribuées-: ainsi les deux êtres que nous venons de citer sont l'un et l'autre , homme et animal. Certaines choses, sont elles-mêmes attribuées à d'autres, sans que d'autres puissent cependant leur être antérieurement attribuées. D'autres, enfin, peuvent servir d'attributs à d'autres et recevoir elles-mêmes des attributs : ainsi , homme peut être l'attribut de Callias ; et il reçoit lui-même l'attribut : animal. § 3. Il est donc évident que certaines choses,

S 2. Cette théorie de Fattribution est tout à fait la même que celle qui a été exposée dans les Catégories, ch. 2, S 2 et suiv. Certaines choses ne sont jamais que. sujets : ce sont les individus; et tout ce qui tombe sous nos sens est indiyiduel; d'autres ne sont jamais qu'attributs : ce sont les genres les plus étendus, les genres proprement dits; entre ces deux extrêmes, Tindividu, le genre, viennent se placer, comme interm^iaires, les espèces et les genres subordonnés, qui peuvent être à la fois attributs et sujets, attributs par rapport aux sujets qui les précèdent, sujets par rapport aux attributs qui les suivent. Il ne faut jamais perdre de vue ces remarques, si Ton veut bien comprendre la théorie des antécédents et des conséquents. De ces trois termes, les seuls possibles, individu, espèce, genre, le premier est enveloppé par le second , le se-

cond par le troisième, c'est-à-dire que le premier qui n'enveloppe rien ne peut jamais être attribut, que le troisième qui n'est enveloppé par rien ne peut jamais être sujet, et que le second qui est à la fois enveloppant et enveloppé peut à la fois être sujet ou attribut.

g 3. Cest le cas de la plupart des choses f en effet tous les êtres de la nature que nos sens peuvent atteindre, sont individuels, c'est-à-dire qu'ils forment chacun une uiiité distincte sans laquelle ils n'existe^ raient pas pour nous. Ce n'est donc que par accident, improprement, qu'on en peut faire des attributs .

c'estr-à-dire , les employer comme si réellement ils n'étaient pas individuels.— iVou^ dirons plus toin. Derniers Analytiques, liv. 1, ch. 19, g 8 et suiv.— ÂifM Us termes supé^ rieurs, en remontant de genre en genre, on arrive nécessairement à un

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