‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 89 sur 226 · LIVRE I, CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXVII

pat* leur nature même ^ ne peuvent être attribuées à au* cune autre ; et c'est le cas de la plupart des choses qui tombent sous nos sens, de ne pouvoir jamais être attri^buts ; si ce n'est improprement : ainsi nous pouvons dire parfois que cette personne blanche est Socrate, et que ce qui approche est Cailias. Nous montrerons plus loin que, même en remontant dans les termes supérieurs , il y a une limite où l'on doit s'arrêter : mais ici , contentons* nous d'avoir posé ce principe. § 4- On ne peut donc, pour ces choses supérieures, démontrer que quelque autre chose leur soit attribuée , si ce n'est par pure supposition; ce sont celles-là , au contraire, qui le sont aux autres. Les individus ne sont jamais attribués aux autres choses, mais les autres choses leur sont attribuées. Quant aux termes intermédiaires , il est clair qu'ils peuvent être employés de deux façons; car ils servent d'attributs aux autres choses , et reçoivent les autres choses comme attributs. Du reste , c'est presque uniquement sur les termes de ce genre que portent les discussions^et les recherches.

§ 5. Ainsi donc il faut prendre les propositions rela-

genre suprême qui comprend tous les être pour lui ni sujet ni attribut (reautres, et auquel on doit s'arrêter pugnantia).—Il est inutile de dispar impossibilité même d'aller plus tinguer, ainsi quand on dit que telle haut chose n*est pas à telle autre , il est

S i. Quant aux termes tnl«rmtf- inutile d'ajouter que cette seconde

dtotret, c'est-à-dire,* les espèces. n'est pas à la première; car on sait

§ 5. L^objet en question étant que la priyative universelle se con-

donné, il faut d'abord l'admettre lui- vertit en ses propres termes; et

même avec ses jdéfinitions, et tout qu'ainsi du moment qu'aucun hom-

ce qui lui est propre et particulier, me n'est parfait, il s'ensuit qu'aucun

Ensuite il ftiatcherdier ses attributs être parftiit n'est homme. Voir (dus

(eonâequentia) , puis ses sujets {an^ haut , ch. a , § 2^ la oonTersion de

teeedentia) , et enfin ce qui ne peut TunîTerselle négative.

12fc PREMIERS ANALYTIQUES.

tives à chaque objet ^ en supposant d'abord cet objet luimême , ainsi que ses définitions et tout ce qui lui est propre; ensuite tout ce qui est conséquent à cet objet; puis , tout ce dont il est lui-même le conséquent; et enfin tout ce qui ne peut pas lui appartenir. Quant aux choses auxquelles l'objet lui-même ne peut appartenir, il est inutile de distinguer, puisque le privatif se convertit. § 6. Il faut bien remarquer encore parmi les conséquents ceux qui se rapportent à Tessence même de la chose, et ceux qui sont attribués, soit comme propres, soit comme accidents; et, parmi ces attributs, quels sont ceux qui ne sont que supposés et ceux qui sont réels; car, plus on connaîtra d'attributs, plus on trouvera vite la conclusion; et , plus ils seront vrais, plus la démonstration sera parfaite. § 7. Il ne faut pas choisir, du reste, les conséquents d'une partie de la chose , mais les conséquents de la chose tout entière. Ainsi , il faut prendre , non pas le conséquent applicable en particulier à tel homme, mais le conséquent applicable à tout homme; car le syllogisme ne se forme que par les propositions universelles. Quand , donc, la proposition est indéterminée , on ne sait si elle est universelle ; déterminée , au contraire, on le voit sans peine. § 8. On doit aussi dis-

se, il Vezsence même de la chose, selle , et l'on a vu , ch. 24 , g 1 , que

mot à mot : Dans le qu'est-€e? Dans Tunivenel était une des conditions

la question : qu'est-ce? quidditas indispensables du syllogisme. De [dus

des scholastiques. Ainsi il faut bien les propositions universelles conUen-

reconnaltie si les attributs sont, ou nent et supposent les particulières,

essentiels, ou propres , ou seulement tandis que celles-ci ne donnent pas

accidentels. du tout les premières.

g 7. Les attributs qu'on cboisit § 8. Par le même motif, il faut

appartenant à tout le sujet , il s'en- chercher les antécédents dont l'objet

suit que la proposition est univerr en question puisse être universelle-

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