‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 90 sur 226 · LIVRE I, CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXVII

tinguer les choses dont cette chose est universellement le conséquent, par les mêmes motifs que je viens de dire. § 9. Quant au conséquent lui-même , il ne doit pas être pris dans son universalité; par exemple : homme n'a pas pour conséquent tout animal; musique n'a pas pour conséquent toute science; il doit seulement être pris d'une manière absolue comme dans les propositions ordinaires; car cette addition est inutile, et de plus impossible; par exemple: tout homme est tout animal; ou, la justice est toute vertu. C'est la chose dont une autre est le conséquent qui peut recevoir la marque d'universalité. § 10. Lorsque le sujet est contenu dans un autre terme dont il faut prendre les conséquents, on ne doit pas chercher dans les conséquents de l'attribut ceux qui suivent ou ne suivent pas l'universel, parce qu'on lés prend déjà dans les conséquents du sujet ; en effet , tout

ment le conséquent. On obtient encore ainsi des propositions universelles.

§ 9. L*attribut n'a Jamais la marque d'universalité : et Ton ne saurait dire : Tout homme est tout animal; on dit simplement et d'une manière absolue : Tout homme est animal.

Voir cette même remarque, Uerméneia, ch. 7, § A.— La marque d'utUversàlité, le signe de Tuniversalité n'est jamais qu'à l'antécédent , c'est-à-dire, au sujet.

§ 10. Dans un autre terme , c'està-dire, rattribut. Cette règle a déjà été exposée en d'autres termes dans les Catégories, ch. 3, § 1. Les attributs de l'attribut sont en nombre égal ceux du sujet. Ainsi , pour

connaître les conséquents d'un terme, il n'est pas besoin de rechercher les «Conséquents de son attribut qui lui appartiennent bien certainement, parce que les qualités du genre appartiennent à l'individu , et qu'ainsi tous les conséquents de l'animal qui est le genre, sont en nombre égal ceux de l'homme qui est l'espèce ou r individu. — Ce qui doit être nié, Repugnantia des scholastiques , en d'autres termes , les attributs négatifs ou répugnants.— Ce qui est propre à la chose, c'estr-à-direqti'ilne faïut pas s'éloigner du sujet, et qu'il faut se borner à ses attributs directs et spéciaux , sans aller jusqu'aux attributs de ses attributs; ce qui serait inutile.

126 1>R£MIERS ANALYTIQUES.

ce qui est conséquent de animal l'est aussi de homme. La règle est la même pour tout ce qui doit être nié de l'attribut. Mais il faut prendre avec soin tout ce qui est propre h la chose; car il y a certaines propriétés qui appartiennent à l'espèce, à l'exclusion du genre; et, en effet, il y ^ nécessité que certaines propriétés soient spéciales aux différentes espèces. § 1 1, Il ne faut pas non plus prendre pour antécédents de l'universel les choses qui ont pour conséquent le terme renfermé dan^ l'universel ; par exemple , il ne faut pas prendre comme antécédents de animal les choses dont homme est le conséquent; car, nécessairement si animal suit homme, il doit également suivre tout ce que suit homme; mais ceci fait plus spécialement partie de la recherche des antécédents de homme. § la. Il faut choisir aussi les conséquents et les antécédents les plus habituels ; car pour les conclusions qui expriment le plus habituel , le syllogisme se forme aussi de propositions exprimant le

8 11. La règle du paragraphe précédent, qui couceroait les conséquents, reste aussi la même pour les antécédents, c'est-à-dire qu'il ne faut pas rechercher les antécédents des antécédents, mais les antécédents directs de la chose.

— Qut ont pour conséquent le terme renfermé^ dans l'universel , c'està-dire, les sujets du sujet renfermé dans l'attribut. — Les choses dont homme est le conséquent^ c'estrà-dire, les sujets de homme qui est lui-même sujet de animal.— Tout ce que suit homme ^ parce que l'attribut de l'attribut est toujours celui du sujet.— De la recherche dfis af»-

técédents de homme , et non pas de ceux de animal. Ainsi , quand on recherche les sujets de animal, il ne faut pas prendre ceux de homme qui sont trop éloignés.

§ 12. Le plus ka^tuàl, ainsi, pour prendre les exemples d'Alexandre d'AphrDdise,ona, d'ordinaire, une navigation heureuse quand on voyage après l'équinoxe d'hiver : on se porte bien ordinairement quand on prend une nourritune saine.— Est pareille aux principes , ou aux prémisses : ceci a été démontré, ch.

15, § 6, où il a été établi que du possible on ne pouvait conclu]» Timpos«ible.

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