CHAPITRE XXVIII
Règles de la conclusion universelle afBrmative, de la particulière de même forme.— Règles de la conclusion universelle négative, de la particulière de même forme. — Exemples à Tappui.
§ I. Quand on veut affirmer une chose d'une autre tout entière, il faut considérer les sujets de la chose af-
$ 13. De tous Us twrmeSf c*est-àdire , des deux termes ; car alors on a dans la seconde figure deux prémisses affirmatives, ce qui ne peut donner de syllogisme. -— La suite , c'est ce qu'Aristote luinnème indique, ch. suivant, g 16.
S 1. Pour établir la conclusion universelle affirmative en Barbara , il faut chercher d'abord les sujets de Fattribut, puis les attributs du sujet; ou comme dit Aristote , les antécédents de la chose affirmée et les conséquents de la chose dont on doit affirmer. Si Ton trouve un des antécédents identique à l'un des consé-
quents, ce terme identique sera le moyen, et le syllogisme alors sera possible. Voici un exemple d'Alexandre d'Aphrodise : soit à démontrer que tout plaisir est bon. Parmi les antécédents de TaUribut, je trouve le terme désirable : car tout ce qui est désirable est bon : parmi les conséquents du sujet, je trouve encore ce même terme désirable ; alors je puis faire le syllogisme suivant, en prenant désirable pour moyen : Tout ce qui est désirable est bon : tout plaisir est désirable : Donc tout plai-< sir est bon. Le syllogisme, en effet, est régulier.
firmëe dont cette chose est dite , et tous les conséquents de l'objet auquel elle doit être attribuée; car, si l'un d'eux est identique, il y aura nécessité que la première de ces choses soit à l'autre. § 2. Si l'on veut prouver, non une affirmation universelle , mais seulement une affirmation particulière, il faut regarder aux antécédents des deux choses; car, si l'un de ces antécédents est identique, il faut nécessairement que la chose soit à une partie de l'autre. § 3. Quand on veut établir une négation univer-
§ 2. Pour établir la conclusion particulière affirmative , il faut regarder aux antécédents du sujet et de rattribut : et dès qu'on trouve un antécédent identique pour Tun et pour Tautre , le syllogisme est posrsible , et se forme en Darapti de la troisième figure, ramenée par conversion particulière de la mineure à Darii de la première figure. Ainsi, en prenant toujours les exemples d'Alexandre , soit à prouver que quelque plaisir est un bien. On trouve pour antécédent de plaisir, occupation vertueuse; et cet antécédent peut être aussi celui du bien ; on a donc en syllogisme : Toute occupation vertueuse est un plaisir ; toute occupation vertueuse est un bien; Donc quelque plaisir est un bien. Il suffirait de convertir la mineure en particulière pour obtenir la même conclusion dans la première figure.
$ 3. Pour établir la conclusion universelle négative , il faut regarder à la fois , et aux conséquents du sujet et aux répugnants de l'attribut ; ou bien réciproquement , aux répugnants du sujet et aux antécédents de rattribut. Dès qu'on a
trouvé un antécédent et un répugnant identiques, le syllogisme est possible; et il se forme, soit dans la première figure d'une seule manière, soit dans la seconde, de deux manières : c'est-à-dire, en Celarent dans le premier cas, en Cesare et Cameitrès , dans le second. Soient toujours les deux termes bien et plaisir avec lesquels il s'agit de démontrer que aucun plaisir n'est un bien. En cherchant d'abord les conséquents du sujet, on trouve que tout plaisir est imparfait ; et les répugnants de Pattribut , qu'aucun bien n'est imparfait. Le terme identique étant troiH vé, on construit le syllogisme en Cesare de la seconde figure : Aucun bien n'est impartit : tout plaisir est imparfait; Donc aucun plaisir n'est un bien ; ou en convertissant hi majeure en ses propres termes, le syllogisme est en diaretU : Aucune chose imparfaite n'est un bien; tout plaisir est imparfait ; Donc aucun plaisir n*est un bien. En cherchant, en second lieu, les répugnants du sujet et les conséquents de l'attribut, ou forme le syllogisme enCameS" très: Tout plaisir est imparfait; au-