‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 93 sur 226 · LIVRE I, CHAPITRE XXVIII. H · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXVIII. H

selle y pour ce qui concerne le terme auquel la chose doit: Be pas être, il faut regarder aux conséquents; et, pour* ce qui concerne le terme qui doit ne pas y être, il faut > l'egarder aux choses qui ne peuvent lui être attribuée^ ; ou , à l'inverse , pour le terme auquel la chose doit ne pas appartenir, il faut regarder aux choses qui ne peuvent lui être attribuées; et, pour le tenne qui ne peut appartenir, il faut regarder aux conséquents. Et, en effet, quel que soit celui de ces termes qui soit identique, la chose doit universellement n'être pas à l'autre; car le syllogisme se forme, tantôt par la première figure, tantôt par la moyenne. § 4- Eiifin , pour établir une négation particulière , en ce qui concerne le terme auquel la chose doit ne pas être, il faut regarder aux antécédents qu'il suit ; et pour le terme qui doit ne pas être à la chose, il faut regarder à celles qui ne peuvent lui appartenir ; car, si l'un de ces termes est identique , il y a nécessité que la conclusion soit négative particulière. § 5. Voici, du reste, une exposition qui rendra, sans

can bien n'est imparfait : Donc aucun plaisir n'est un bien.— Certains manuscrits, au rapport d'Alexandre d'Aphrodise, supprimaient toute cette partie de phrase : « pour ce qui con- « cerne le terme auquel la chose doit «ne pas être, il faut regarder aux «conséquents». Alexandre se prononce avec raison pour la leçon plus complète et plus claire qui est encore la nôtre.

§ 4. Pour établir la conclusion particulière négative, il faut chercher les antécédents du sujet, et les répugnants de l'attribut. Dès qu'on a trouvé un antécédent et un répu-

gnant identiques, le syllogisme est possible , et donne la conclusion particulière négative en Felapton. Soit :

facile, antécédent de pkdsir, et répugnant de bien , on aura : Aucune chose facile n'est un bien; toute chose facile est un plaisir; Donc quelque plaisir n'est pas un bien. En convertissant en Ferio^ on aurait le syllogisme de la première figure.

Aucune chose facile n'est un bien : quelque plaisir est facile ; Donc quelque plaisir n'est pas un bien.

§ 5t Application des principes précédents : A représente l'attribut de la conclusion» ses conséquents

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doute, plus clair ce qu'on vient de dire. Soit, par exemple, les conséquents de A représentés par B, et les choses dont il est lui-même le conséquent représentées par G, et celles qui ne peuvent lui appartenir par D. D'autre part, que les choses qui sont à £ soient représentées par F ; celles dont £ est le conséquent représentées par G, et enfin celles qui ne peuvent lui appartenir, représentées par H. § 6. Si , donc , quelqu'un des G est identique à un des F , il est nécessaire que A soit à tout E , parce que F est à tout E, et A à tout G ; donc A est à tout £. § 7. Si G et G sont identiques, il est nécessaire que A soit à quelque £ : A est , en effet, conséquent de tout G, et £ de tout G. § 8. Si F et D sont identiques, A ne sera à aucun £, d'après le prosyllogisme; en effet, le privatif pouvant se convertir, si F est identique à D , A ne sera à aucun F, et F sera à tout £. § 9. Si B et H

sont B, ses antécédents C, et ses répugnants D; E représente le sujet de la conclusion, ses conséquents sont F , ses antécédents G , et ses répugnants H. Ainsi B et F sont conséquents, G et G antécédents, D et H répugnants.

g 6. Si donc C et F, c'est-à-dire, si un antécédent est identique à un conséquent, on aura la conclusion universelle affirmative : A est à tout E , Barbara.

§7. Si C et G sont identiques, c'est-à-dire , si les antécédents sont identiques, on aura la conclusion particulière affirmative, Darapti,

g S. Si F et D sont identiques, c'est-à-dire, si un conséquent du mineur est identique à un répugnant du majeur, on aura la conclusion

universelle négatire; mais ici if hnt prouver la majeure par un prosyBogisme. D étant répugnant de A, on a, pour majeure du prosyllogisme:

A n'est à aucun D ; pour mineure :

D est à tout F ; Donc A n'est à aucun F, conclusion qui sert de majeure au syllogisme principal : A n'est à aucun F, F est à tout E; Donc A est à tout £. — £« privatif pouvant sé convertir , c'est qu'on a d'abord : D n'est à aucun A , d'où, par la conversion, A n'est à aucun D, majeure dn prosyllogisme.

g 9. Si B et H sont identiques, c'est-à-dire , si un conséquent du majeur est idenUque à un répugnant du mineur, on aura encore la conclusion universelle négative, mais en CamestreSf avec pro^llogisme :

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