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44 PBBIIIÈHB*FuaiTIB.
tiques appelés alors ^eurepa, et non point Sç-epoc^ comme ils le son^plus tard dans Diogène Laërce , et définitivement dans Âmmonius y David et Simplicius.
On peut voir d'après ceci quelle est l'extrême défiance que doit inspirer le catalogue de Diogène, comme on Faremarqué plus haut. Déjà dans (Malien a disparu cette nomenclature confiise qu'a conservée Diogène ; c'est que Galien a mis à profit les travaux des savants péripatéticiens qu'il a étudiés, et que Diogène les ignore. Ainsi ces traditions^ da l'École que nous retrouvons dans les commentateurs du cinquième et du sixième sS^de j étaient à la ^rtée du compilateur, s'il avait voulu les recueillir. Galien, non plus qu'Âmmonius, ne cherche point, il est vrai, à faire le catalogue exact des livres du Stagirite : mais il serait inconcevable que dans des études aussi complètes que les siennes, il eût négligé tant d'ouvrages importants dont Diogène nou^ transmis les titres si peu authentiques.
Alexandre d'Aphrodise, contemporain de Galien , le plus ancien des commentateurs dont nous ayons conservé les ouvrages , et qui mérita, parmi tous les autres , le titre suprême de ô èÇn'pi'nfç , le commentateur par excellence , Alexandre offre des témoignages qui s'accordent parfaitement avec ceux de Galien , et qui infirment également ceux de Diogène. Il reste d'Alexandre, ou du moins sous son nom, trois commentaires parmi tous
DE L'AUTHEATIpiTé Dl L'OBGARON. — GHAP. IV. 45
ceux qu'il avait composés j l'un sur les Premiers Analytiques, l'autre sur les To{)iqueSy et le troisième sur les Réfutations des sophistes. Comme on a contesté l'authenticité des deux derniers , sans toutefois pouvoir nier qu'ils fussent fort anciens , on ne citera ici que le premier. Or, dans ce commentaire , Alexandre est amené à parler très finéquemment des divers ouvrages de logique, et il ne cite jamais que ceux que nous possédons et dont parie Galien. Ce sont les Catégories , lUerméneia, les Premiers Analytiques % les Derniers Ana* ly tiques, les Topiques , et les Réfutations des so* phistes. Quant à cette multitude d'autres ouvrages qui figurent dans le catalogue de Diogène, il n'en parle jamais. Alexandre, comme Galien, est un peu antérieur à Diogène. C'est une des lumières de l'École ; il en a toutes les traditions , il en connaît tous les travaux. U faut en conclure que de son temps déjà , si toutefois H en avait jamais été autrement, la Logique ou l'Organon ne se composait que des six parties que nous venons d'énoncer. C'est, encore une fois, ce que Diogène parait avoir complètement ignoré.
On ne peut guère douter que Sextus Empiricus ne connût toutes les parties de l'Organon , bien qu'il n'en cite formellement aucune. Sa réfutation si originale et si profonde des logiciens, prouve
I. Akz. d'Aphrod., Omun. sur Im Prannen AwlrtîqMs. TeniKi sS59,folio. 5^ 6, 8.
q^^û possédait à ûmà k doctrine d'Âristote^ et qu'à l'avait étadiée sur les mêmes documents que «oos.
n ne reste {dus à m^tkmnery parmi toutes ces «otorités de k fin du second siède, qu'Apulée, professeur de philosophie à Carihage, et Tim des pins matants hommes de son temps. H admirait tivement Âristote^ et il l'avait étudié à Athènes. Apuléenous a laissé^ dans un de ses ouvrages ' y un extrait de l'Herménda et des Premiers Ana* fytiques. Il intitule même le Uvre spédal où û traite de ce sujet comme celui du Stagirite, nepl ifpr^iiaç y seu de sjrllogismo categorico ; et ce livre a fisdt longtemps autorité parmi les auteurs qui suivirent; Cassiodore ', Isidore de Séville \ le citent. Apulée joue ici un rôle important. C'est lui, on peut dire » qui introduit la Logique d'Aristote chez les Romains 4; et son ouvrage atteste, d'une manière irrécusable , qu'elle étUt cultivée dès-lors par eux^ comme elle l'était à Athènes , à Alexandrie.
Il serait inutile de pousser plus loin ces citations. Celles qu'on a Élites, appuyées de toutes celles qu'on pourrait recueillir dans les auteurs subséquents, Marcianus Capella, Yictorinus, Boèce surtout, suffisent pour démontrer qu'à côté du
t. Aptilé«, openi. Ffmxtcforty x6if. De Habitadûid doctriaama PUtonift, lir. 3 , p. 29 et soir.
%. Gatuodore de Dialecticâ.