‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 39 sur 98 · Topiques , liv. z , ch. 9, p. io3 , b, aa · texte numérisé non relu

Topiques , liv. z , ch. 9, p. io3 , b, aa

D£ L'AUTHIHnClTÉ SB L'OBGAHOli. — CHAP, TUI. TS

Catégorie» y sont énumérées sans omission, et suivant Tordre même où elles sont placées dans le traité spécial auquel elles donnent leur nom: seulement à l'expression dWiot, Aristote a substitué Texpression identique et employée très fréquemment de cette façon : ti eçtv ^ ce qu'est la ahoëe^ c'est-à-dire son essence, sa substance même. Ce passage est le seul des œuvres d'Aristote où les catégories soient toutes nom mées^ partout ailleurs elles ne le sont jamais qu'au nombre de quatre, cinq ou huit au plus, et d'après un ordre variable et irrégulier. Il serait difficile d'expliquer la parfaite concordance de cette théorie avec celle du traité des Catégories, si l'on niait lauthenticité de ce dernier. Il faudrait alors qu'on admit, avec quelques philosophes du seisième sîède, appuyés sur l'autorité de Simplicius, <|a'Aristote n'est ici qu'un plagiaire, et qu'il a emprunté le système des Catégories au pythagoricien Archy tas , sans l'avoir lui-même approfondi ni^vek^pé.

Le secofiKi passage se trouve également dans les Topiques '. Ce qui lui donne une grande impor^ lance, c'est que toute la théorie des opposés et des contraires , qui forme la dernière partie dea Catégories, rejetée par Andrunicus^ s'y trouve réttiroée. Cette troisième section dea Catégories 9,

t. Topiques, Ifir. «, «b. %, p. 109, b, if.

a . Voir plas haat , page 49*

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qui, comme les autres, portent l'empreinte aristotélique , ne saurait donc être séparée des deux précédentes, ni refusée au Stagirite. Ce passage seul des Topiques , qu'il serait possible de confirmer encore par plusieurs autres, suffirait à le prouver.

Reste la question de savoir comment les Caté* gories qui, selon toute apparence, sont l'une des dernièresjproductions d'Aristote, ne citent cependant aucun des ouvrages antérieurs ^ On nepour^ rait ici répondre que par des hypothèses; et l'on s'abstiendra d'en présenter, parce qu'il n'en est aucune qui soit suffisamment plausible.

On a prétendu aussi que la composition des Catégories s'éloignait de la manière habituelle du Stagirite : ce qui est vrai; et l'on a ajouté, que le début, la discussion si brève des six dernières Catégories, et la troisième partie qui ne se rattache que de si loin aux précédentes , semblaient trahû: quelque fraude. Du reste personne , parmi les philologues , n'a nié que la discussion des quatjfe grandes Catégories n'appartînt à Aristote : sa manière y éclate évidemment. On pourrait donc ranger le traité des Catégories, malgré toute son importance, parmi ceux qu'Ammonius, David, Simplicius , appellent uTuopYipiaTixa , et qui n'ont pas encore reçu toute l'élaboration convenable

z. Heydemaim, tradaotion dw CêXégoneê en «llcmand, z834i p. 34,4x.

DE L'AUT HE JMTICI Tt M I.*O»GAa09.— CBAF. TOL 77

à la publicité, TJiv xpeirofMjov Ix^ooet «wyycilMev <« On peut supposer qu'Aristote n'eut pas le teoips dj mettre la dernière main. On reviendra dn reste sur ces questions, quand on traitera de la composition de rOrganon.

UHerméneia, non plus que les Catégories, ne se trouve citée dans aucun antre ouvrage d'Anstote : mais ce traité est évidemment supposé par plusieurs autres de l'Organon. Il suffit d'un ra* pide CQMp«d'œîl sur les Premiers Analytiques*, pour se convaincre que la théorie des syllogismes , du nécessaire et du contingent , serait tont«i*£rit incomplète sans la théorie des propositions modales (nécessaire, contingent, possible, impossible), qui forme toute la quatrième partie de THerméneia ^.

Les principaux passages de TOrganon où la doctrine exposée dans THerméneia soit rappelée d'une manière sufiGisamment claire, sont les suivants : on en donnera la liste complète, parce qu'ik sont peu nombreux et qu'ils ont été généralement négligés. Le chapitre II du premier livre des Premiers Analytiques ^ résume la théorie des propositions telle quelle est développée dans l'Herméneia. Le chapitre XIII résume celle des propositions

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