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428 PAEMliaB PARTOE.
s'accordent en général à les regarder comme Tune des dernières compositions du Stagirite , et tout semble confirmer cette conjecture.
Cette discussion n'a point, comme Ton voit, expliqué quelle est l'origine de ces titres si nombreux que fournit le catalogue de Diogène. On a proposé plusieurs hypothèses pour en rendre compte; et Tune des plus habituelles , c'est de supposer qu'il a suivi , dans son travail , le catalogue de la bibliothèque qui servait à ses recherches , ou peut-être le catalogue de la bibliothèque d'Alexandrie. Cette dernière conjecture, que rien n'appuie, est la moins soutenable de toutes, et il est tout-à-fait improbable que les critiques d'Alexandrie eussent pu se satisfaire de la confîi^on déplorable qui règne dans la nomenclature du biographe.
Il semble aussi très peu vraisemblable que le compilateur eût tous les ouvrages dont il fait mention : il ne les citait que de seconde ou troisième main. Plusieurs de ces titres se rapportent incontestablement à un seul et même ouvrage; ce sont les copistes qui les changeaient à leur gré ; nous avons vu que les philosophes eux-mêmes ne se faisaient pas scrupule de ces* modifications ; elles se seront étendues d'âge en âge , et auront enfin formé , pour des esprits peu attentifs et peu éclairés, cette masse incohérente qu'énumère Diogène. D'autre part, il est possible que les rédactions écrites par les disciples d'Aristote aient multi-
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plié les copies faïutives des ouvrages du mahre. On sait en outre que, vers le temps où les loîs d'Egypte j et ensuite ceux de Pergame , formèrent leurs bibliothèques , il s'établit un com* merce régulier de livres apocryphes ; le mal s'accrut encore plus tard par la diffusion même des lumières dans l'empire romain. Enfin, une cause générale y et qui 'est analogue à toutes ceiles-Ia , mais dont on n'a peut-être pas toujours tenu assez de compte , c'est la nature des procédés que les anciens étaient forcés d'adopter pour fixer leurs pensées par écrit. Les leçons pouvaient varier au caprice de chaque copiste : de jphis, à une époque où les livres étaient rares et chers f on conçoit sans peine que des ouvrages consîdërables aient été divisés en plus on moins de parties distinctes , selon la nature des sujets qu'elles traitaient; par là ces ouvrages étaient plus aisément répandus par les libraires et acquis par les lecteurs; mais par là aussi les titres devenaient beaucoup plus nombreux.
Toutes ces causes réunies , et quelques antres encore qu'il serait facile de supposer, peuvent rendre en partie raison de tous les titres du catalogue de Diogène, compilateur peu scru' puleux, et qui a d'ailleurs ici contre lui la grave autorité de toute l'école péripatéticienne. Cette hypothèse ne s'appliquerait peut-être pas aussi bien à plusieurs autres compositions du Stagirite^ Mais pour l'Organon, elle n'a contre elle aucun
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témoignage de quelque iraportance. On la présente donc ici 9 mais toutefois avec la réserve qu'on doit s'imposer en pareilles matières.