‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 20 sur 83 · dlira, Oifl TÛv Him ^SUuv fps^, di. li. H bitn · texte numérisé non relu

dlira, Oifl TÛv Him ^SUuv fps^, di. li. H bitn

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tiques appelés alors ÈektfHf et non point {içepa, comme ils le son^plus tard dans Diogène Laërce , et définitivement dans Âmmonius, David et Simplicius.

On peut voir d'après ceci quelle est t'extrême défiance que doit inspirer le catalogue de Diogène, comme on l'a remarqué plus haut. Déjà dans Galîen a disparu cette nomendature confuse qu'a conservée Diogène; c'est que Galien a mis à profit les travaux des savants péripatéticiens qu'il a étudiés» et que Diogène les ignore. Ainsi ces traditions.de l'École que nous retrouvons dans les commentateurs du cinquième et du sixième stecle , étaient à la ^rtée du compilateur, s'il avait voulu les ' recueillir. Galien, non plus qu'Âmmonius, ne cherche point, il est vrai, à faire le catalt^ue exact des livres du Stagirite : mais il serait inconcevable que dans des études aussi complètes que les siennes, il eût négligé tant d'ouvrages importants dont Diogène nou^ transmis les titres si peu authentiques.

Alexandre d'Aphrodise, contemporain de Galien, le plus ancien des commentateurs dont nous ayons conservé les ouvrages , et qui mérita, parmi tous les autres, le titre suprême de 6 êÇnpWî, le commentateur par excellence , Alexandre offre des témoignages qui s'accordent parfaitement avec ceux de Galien , et qui infirment également ceux de Diogène. Il reste d'Alexandre, ou du moins sous son nom, trois commentaires parmi tous

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DB L'AnTBBHTlpITti SI L'MGARON, — CBAP. IT. 4S

ceux qu'il avait comptées , l'un sur les Premiers Analytiques , l'autre sur les Tot>iques , et le troisième sur les Réfutations des sophistes. Comme on a contesté l'authoiticité des deux derniers, sans toutefois pouToir nier qu'ils lussent fort anciens, on ne citera ici que le premier. Or, dans ce commentaire , Alexandre est amené k parler très fréquemment des divers ouvrages de logique, et il ne cite jamais que ceux que nous possédons et dont parle Galien. Ce sont les Catégories , lUermén^, les Premiers Analytiques ', les Derniers Âna< ly tiques, les Topiques , et les Réfutations des sophistes. Quant à cette multitude d'autres ouvrages qui figurent dans le catalogue de Diogène, il n'en parle jamais. Alexandre, comme Galien, est un peu antérieur à Diogène. C'est une des lumiàres de l'École; il en a toutes les traditions, il en connaît tous les travaux. U Êiut en conclure que de son temps 'déjà , si toutefois tf en avait jamais été autrement, la Logique ou l'Organon ne se composait que des six parties que nous venons d'énoncer. C'est, encore une fois, ce que Diogène parait avoir complètement ignoré.

On ne peut guère douter que Sextus Ëmpiricus ne connût toutes les parties de TOi^non, bien qu'il n'en cite formellement aucune. Sa réfutation si originale et si profonde des logiciens , prouve

I. Abx. d'Aphiod., Cmmn. nt Itt Pnodm Amijtàq^m. Tnln, iSSg.blio. 5,6,8.

qa'H possédait k £aad U doctrine d'Aristote, et qa'â TâTait étudiée sur les némes documents que

BOlU.

U ne reste yios k raedtHMiner, parmi toutes CM «Dtorités de la fin du second siède « qu'Apulée , prafiessenr de piûlosophie à Carliiage, et l'un des fioB «aTants hommes de son t^ps. Il admirait tivemoit Aristote^ et il l'avait étudié à Athènes. ApaléenouB a laissé, dans un de ses ouvrages ' , un extrait de l'Hermén^ et des Premiers Anafytiques. Il intitule m«ne le h?re spécial où d traite de cesujet comme cdui du Stagirite, nepl i^ji-intle^ , seu de ^llogismo categorico ; et ce livre a feit longtemps autorité parmi les autmrs qui suivirent; Gassiodore \ Isidore de Séville \ le citent. Apulée joue ici on rôle important. C'est lui, on peut dire t qui introduit la Logique d'Aristote chez les BonuBtis^; et son ouvrage atteste, d'une manière irrécusable , qu'elle èlÉk cultivée désolons par eux, comme elle l'était à Athènes , à Alexandrie.

Il serût inutile de pousser plus loin ces Stations. Celles qu'on a faites, appuyées de toutes celles qu'on pourrait recueillir dans les auteurs subséquents , Marcianus Capella, Yictorinus, Boëce surtout, suffisent pour démontrer qu'à côté du

1. Apnlii, op«n. Fmtofon, i6i(. Da Hibitnâina nuoiti* , lÎT. 3 , p. ig et miT.

>. CmlodoTB de Dùleetiot.

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