‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 3 sur 83 · nmMOcnox · texte numérisé non relu

nmMOcnox

d'Aristottt était aussi finrrent que dans l'Earope dirétieiuie, dont il était le maître et l'oracle. Quand le^ croisaden jetaient l'Occident sur fOrient, qmtod les populations du Christ et de Mahomet se (Moquaient dans ces luttes qui durèrent près de dmx siècles, les liens pacifiques d'études semblables unissaient les espnts édairés des deux raou rivales : Aristote était commenté à Séville et k Bdgdadavee autant deferreurqu'àParisetàRome.' lias ntjtpons^vitaient les peuples, et les poussaient attxnassaors et i la destruction; des doctrines de duleetâque les confondaient dans une paialbk oamnvunauté defbipUlosophique.

lorsqu'au seizième siètde, un schisme nouveau éclUa dans le sein de l'Église catholique , plus dàn-' gereuK que tous ceux qui Avaient précédé, les nÉ£»rmâreurs, trompés d abord par l'apparence' toiite orthodoxe du péripatétisme, le repoussèrent comme jadis PÉgiise l'avait elle-même p»-' ■poasaé. Les e^ite fougueux et inconsidérés attaquèrent Aristote comnoe ils attaquaieut te pape, dvec les mêmes artne« ^ le même «mporHnMacj; mais des espHfv moins bouillants et mieux avifés' atrèrèrent bientôt -cette aveugle colèw. Le protMtantisnie adopta la logique d'Aristote; «tl^ convertit à son usage, ne fiiisant qu'imite!" en teM' l^eDnênti dont il triomphïdt; et tandis que dans ië sein de l'Église catholique, le progrès des lumières' (^corcl^sàit dé jour ea jour l'autortlé du père de l'École , cett* autorité pfefiftK dé j<mr «i joiir .

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dfis iareea uouvciles dans le camp opposé; Wpéripatétùane, mourant dans l'Europe cattoli^é, rat »u»t>e à vÎTre durant près de deux siècles dans les nnÎTereités protestantes.

Aujourd'hui , toutes ces questions de doctriue dialectiqueont perdu rimportance suprême qu'elles avaient autrefois. La logique d'Ariatotf ne nous intéresse plus au dix-neuvième siècle que conmie Fane des pages les plus belles de l'histoire de la ^lilosc^hie. Kous n'aronsf^us à hii demander des armes pour défendre nos opinions religieuses ou sotttaoir la polémique de notre temps. Mais il ne faut pas s'y tromper ; une doctrine qui a pu'comme ctHo'ià traverser les siècles , et ave^c un édat pareil^ ■'a pofnt péri. Héritiers heureuK des temps qui BOUS ont précédés, nous profitons de leurs infàti^ galles labeurs^ l^ialectiqtK qui présida au berceau 4es«cienceseuropéennes>péné4ré, l'on peuldire,- Botre civilisation tout entière. A notre insu, c^ die qui nous guide dam les méthodes si sûres, si {woffmdes à la fois et si simples , de nos sciences ; c'est ejle qui a donné à la pensée moderne cette darbé, cette précàsion , cette rigueur de déduction dont l'antiquité pe pourrait nous offrir de mpdèJc. Aiâ^ la logique d'Aristote, »«tle est wwMte dans VtetAe, vit dans la pensée géiéér-de qu'elle a tant WMrilNié à former «t à instruire. Les érudits peuvent étudier encore k- sa sooroe primitive cette doetnne faite pour inspiver une si juste «t si vive «tuisàté. Si 4e siècle, n'y Dçwonte plus^ ocsame

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It INraODVCTION.

y rraKtnt^nt .les siècles précédents, c'est qu'il n'en a plus besoin. La doctrine du Stagirite est passée dans l'usage commun. La philosophie, de son côté» a dû elle-même l'adopter après tant d'épreuves décisives; et aujourd'hui il n'est pas possible qu'une logique, si elle mérite ce nom, ne renferme plus ou moins esplicttement celle même d'Aristote.

Aquels titres cette théorie, posée ily avingt-deux siècles , a-t-elle donc pu dominer ainsi les âges , les nations, les rehgions ennemies, et réunir sans di&< tinction de temps, de lieux, de lunùères, cet assentimentunanime? Aun seul: c'est qu'elle est vraie; et comme tout ce qui est vrai , elle doit vivre et durer éternellement. Aristote a le premier compris et défini dans toute son étendue le mécanisme du raisonnement humain ; aussi n'est^ point un siècle qui ne lui ait rendu hommage , parce qu'il n'en est fioint un seul qui ne doive rendre hommage à la vérité. Il n'en est point un seul qui n'ait senti que, dans cette étude fondamentale de l'esprit de l'homme et de ses procédés, résidait la source même de toutes . ses déductions, de tous ses développements ultérieurs. Bossuet, pbcé au faite de Tordiodozie chrétienne et des lumières d'un grand siècle, a pu dire : Aristote a pabl£ divutehbvi. La critique de nos jours, si sagace, si profonde et si sobre d'enthousiasme, pense comme Bossuet^ et la conclusion dé cette preuve nouvelle et demi^ à laquelle la philologie et la philosophie réunies

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Atuwuctwk.

commencent, depuis quelques années, à soumettre le génie du Stagirite, n'est pas plus à redouter pour lui que les épreures bien autrement redoutables qui, pendant tant de siècles, ont préparé celle-làic'estque, comme Ta dit Arislote lui-même: «La science et l'inteltigence ne trompent ni ne a meurent jamais. » Aujourd'hui , montrer ui* # superbe dédain pour la logique péripatéticienne, ce serait k la fois légèreté d'esprit et ingratitude.

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