‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 4 sur 83 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Pe l'aïubaiitiçité â« i'fOffm* m- siftnt. .

■ Pour toiU ouvrage de l'aatiquUé, la première ' quMtÏDn à résoudre est de savoir, s'il appartiflot bien réellenibpt à l'époque et à rhomipe auxquels on le rapporteordioaireDient. tteoos jours Burtom où i'érfiditxm, en oOTrigeast tant.d'ierr9ur8 coU- 6raiâe6 par Ua siède», en a peu^étre commis un« oouveltê et non uains grave en pouasaot le doute Weuicoup b-op loin , il importe d'établir les litres avitiieBttques de tout ouvrage qu'on étudie, quel* quia peu légitime» que Bojeot k» «aotiis de sus^ piaon. Vae«érie non interrQwpue de monumeuts qui commencent à ta fin du second siècle avec tibtien , Apglée, et Alexandre d'Apfaro^e, et qui se , continuent sans lacune ..jusqu'à nos jours, attestent et constatent la légitimité de tontes les parties dont l'Oi^anoD se compose. L'Organon se

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trouve par là dans une position tout exceptionnelle. W c'est peut-être le seul de tons les livres aristotéliques qui ait cet avantage. (Jeci s'explique et se eûmprend sans peine, quand on se rappelle le rôle qu'a joué l'Orgaoon dans toutes les écoles grecques et romaines, dans toutes celles du moyenâge et de la Renaissance..

Pourtant , l'exemple même des commentateurs grecs doit ici nous servir de leçon. Dans les questions préliminaires qu'ils ne manquent jamais k se poser avant d'aborder rexplicati<wi du texte , l'une des plus importantes estd'en examiner Tauthenticité.'Tous les commentateurs du dbquième siècle , imitant sans doute leurs prédécesseurs, ont «jivi ceUe marche qu'ont adoptée plus tard les interprètes latins , et qu'on retrouve dans Boece, Ammonius , David l'Arménien ', Simplicius ; Us appliquent tous cette méthode qu'indique la raison elle-même, et qui paraît avoir été dès long-temps prescrite dansles écoles. On peut ta &ire remonter, sans crainte d'erreur, jusqu'au temps de Porphyre etde Jamblique, c'est-à-dire au milieu du troisième siècle. Les doutes élevés dès l'âge d'Andronicus de Rhodes sur l'authenticité de certaines parties de l'Organon , bisaieut une loi aux commentateurs

I, Un pku^ga da CcnuDCDtaire de. Da-rid VAnnénÙD . mui. ifiSfit P 147 , £snit oroire que Vm^ doit itlribDer i Ptoclaa la lixatiati des dix points prilimiDiiru que tonte o^égèie doit cdiirdr «Tant d'expliquer tm oavtaga uisiotéliqne : le oom de la pkiloaopliie péripatideieiiiM^ •on point de départ, etc.

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DK fxvtBXimcafi H i.'mauMii. — chaf. i. 45 de les discuter, mais il ûllut un assez long espace de temps pour que cette méthode fôt convertie en règf e formelle ; et l'on n'en trouve pas encore i'^plicatiob complète dans les commentaires d'Alexandre d'Aphrodise.

SidoQclesinterprètes nationaux ont cru devoir se livrer à cet examen , à plus forte raison devons* nous nous y livrer aussi, bien qu'aujourd'hui l'opinioii géniale , éclairée par toutes les discussions antérieures , n'élève point de doute sérieux SOT l'authenticité de l'Organon, et n'exige point aussi impérieusement une investigatiou de ce ^re. Mais l'opinion géaérale ne peut être une autorité sufBsante aux yeux de l'érudition; et puisqu'on a bien révoqué en doute l'authenlidté des poèmes homériques et leur composition, ce sera du moins se mettre en garde contre de futures attaques du même genre, que d'établir les titres irrécusables et l'authenticité de la logique d'Ans tote.

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