‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 46 sur 83 · Demi«.Aii.ljt.,UT · texte numérisé non relu

Demi«.Aii.ljt.,UT

I, ch. 3, p. ,

DE L'AOTIKNTiaTi DB L'OBGASON. — CUiP. TIII. 84

^t. Ce second fait semble égaiement attesté par les citations rapportées dans la page précédente.

Ainsi, ces deux citations des Premiers Analytiques, sous le nom de tx Tcspt (TuUko^ta|AoS, sont des preuves nouvelles que l'ouvrage actuellement appelé Premiers Analytiques est bien le même que celui qui existait au temps de Galien , et qu'il cite sous ce nom.

On trouve dans le second livre des Demiert Analytiques un passage qui se rapporte évidemment aux Premiers , et dans tequd Aristote les désigne ainsi : a xaOa'nep tv t^ KvoXûmi ttI icepi zk tjiM' d (ucnccïpitTatfCommeonradît dans l'analyse ' des « figures (du syllogisme). » Ce mot d'analyse m présente encore une fois dans le premier livre des Derniers Analytiques ' ; mais cette fois il est pris dans un sens plus lat^e, et il senibleraitavoir en ce lieu toute l'étendue que nous donnons au motgénéral d'Analytiques, a O'Itte yà^ h tqï; fovtpw; [uc^jutat 0 ToCfTO Y'veraijOÎr' sv t^ ôvoJkuaEt iuvaTÔv.Cela nesepréa sente point dans les sciences d'évidence , et ne s se peut pas davantage dans l'analyse. » Il est probable que c'est de ces deux passages qu'on tira plus tard le nom d'Analytiques : on reviendra , du reste , plus loin sur cette question. "

On a déjà vu par ce qui précède que les Analytiques, sans désigner positivement l'Hennéneia,

. Dernier* AwJjt., Iît.!, «h. S, p. 91, b, (3 . Dernion Aaalyl. , iir. 1 . «h. 3s,p. S<,b. :

tS PKtlUARE PAITII.

y font cependant plusieurs allusions évidenCM ; on a vu de plus qu'ils se citeot aussi mutuellement; on peut ajouter qu'ils préseotent encore d'autres citations. Les Topiques, désignés une fois dans le premier livre des Premiers Analytiques ', le sont deux fois dans les Seconds. Les Derniers Analytiques* désignent aussi, très probablement, ta Physique, et les Premiers, la Métaphysique ^.

Enfin les Analytique^ sont dtés dans ta Métaphysique, dans les trois .Morales, et dans la Rhétorique *. On n'insistera pas sur ces dernières dtations qui n'appartiennent point à l'Organon; mais il convenait de les rappeler, en faisant toujours les réserves nécessaires sur ce nom même d'Anafytiques.

On a déjà dit plus haut, en parlant ^s citations des Analytiques, qu'ils étaient désignés deux fois dans le huitième livre des Topiques (voir plus haut, p. 80) , et une fois dans le chapitre n des Réfotations des Sophistes. Ces trois citations sont les seules que renferment ces deux Traités. On y peut joindre quelques allusions à lllemiéneia (voir plus haut, p. 79). Les Topiques sont

. I, Piranm Anilyt, , lÏT. i,^b. I, p. *4,b, t*.

*. D«n>icn Analyt:., Ut. a j'oIi. t5, p. 64 , •, 3i , — «t du t? , p. 65,b, i6.

3. Derniei* Aiialjt, , Ut. i , ch. ii, — et ptemicra AnilTt. , lir. i, d.. 4-

i. T^ Ritter , Uit. la U pha. , loiii. 3 , p. ig;

DyÇoOgIC

DE t'AtITHENTIcn DS l'OAGANON: — CBAP. TIO. 9S.

àtéft dans les Pi-emiers Analytiques et dans IHerméneia ; ils le sont aussi dans la Rhétorique, etc. *.-

De toutes ces citations des différents livres de rOrganon, il réstilte évidemment que cette doctrine forme un edsemble systématique , dont les parties ont entre elles les plus nordbreus et les plot cothplets rapports. Où pourrait révoquer e» doute l'authenticité de quelques-unes de ces citatioaSf de celles, par exemple, des Analytiques qui dé-* signent les Topiques , et de celles des Toplqaes qui désignent réciproqaetnent les Analytiques; mais il n'en resterait pas moins certain qae les relations des six traités qui composent l'Organoa sont bien réeDes , puisqu'elles ont pu être établies d'oQetelle (açan, que ce soit d'ailleurs Ariatote luiinéme ou ses successeurs qui le» aient notées. Ces relations, dont la chaîne peut paraître id bien légère , deviennent beaucoup plus évidentes , et par cela même beaucoup plus importantes, qaand on pnalyse la doctrine logique d'Aristota dnns toute son étendue.

L'Organon est le seul des ouvrages du Stagirite où il ait parlé de lui-même. On connaît le fomeux passage qui termïA les Réfutations des sophistes, et dans lequel Aristote revendique ses titres à l'in-

I. Voir Bittet, Biat. deU PbiL, tom. 3, p. ag. Voici, âamtt, llndidlioud* toiul«tpiu«ge>de U HMtoc.' où le* topique* uoi châ; > RIiét.,UT. i.ch. i,p. i35S,*, >8,gIi.>, i3S6, b, ii , i3S8, ■, lo et II, li*. 1, ch. 13, 1396, b, 4, ch. 94 , 1401 , >, 1, cb. i5, ■40a ,35,^ iS, ito3, a, 3i. Riltcr n'îodiqnD ijiie cmq piu*^.

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84 niBWàU PARTIE.

dnlgenceetàrestime de lapostérité,pourêtre entré le premier dans une carrière si difficile. Mais cette, dignité personnelle etcette réserve, qualités par* ticurières aux anciens, n'ont point permis au philosophe de nous donner, sur ses travaux et ses propres efforts , les détails que laxuriosité moderne réclame et qu'elle exouse si facilement. Ainsi, ce passage même, tant reproché au Stagirite par ses adversaires , ne saurait nous fournir aucune lumière nouvelle pour les recherches dont nous nous occupons ici. C'est une sorte d'élan de cœur; c'est une couronne modeste que le génie se décerne à lui-même, une garantie qu^il se donne contre le temps, et la malignité dont il prévoit les attaques : mais ce n'est point ime confidence personnelle. Aristote ne se met pas en scène luimême : il n*7 met que son ouvrage. Le philosophe, tout grand qu'il est, ne se le croit pas cependant asse? pour occuper un seul instant le monde auquel il s'adresse de ce qui ne regarde que lui seul. Cette réserve si tiaute et ^i digne doit sembler une nouvelle preuve de l'authenticité de ce passage, niée par Patrizzi. Le faussaire qui l'eût ajouté n'aurait é^ ni aussi grave ni aussi sobre. En y regardant avec plus d'attention, le professeur illyrien ne s'y serait pas trompé.

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JIB L'AUTHEimaTti Dl t'fttGAflOR. — CHiP, K. SB

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