‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 61 sur 83 · I. Ikthla,àUt.(i'Ariit.,Mm.3,p.5o5.— SaiiHlPitft,OfaaMTat · texte numérisé non relu

I. Ikthla,àUt.(i'Ariit.,Mm.3,p.5o5.— SaiiHlPitft,OfaaMTat

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diapitre second ■ , l'auteur récapitule les genres divers de discussion qui sontau nombre (le quatre, selon qu'ils ont pour but d'instruire, de discuter, d'essayer les forces de l'interlocuteur, ou de disputer : Ât^curxct^iLxol , ÂucjkEXTuctti, icEipKTixù, îpiçiKot , et il ajoute a qu'il a déjà parte dans les Ana- « lytit^ues du genre démonstratif; qu'il a traité « ailleurs du dialectique et de l'exercitif, et qu'il « ne lui reste plus à parler que du dernier genre, « celui de la dispute. »Le mot ailleurs signifie évidemment lesTopiquesdont l'objet est précisément celui qui est indiqué ici. Tl est impossible de résumer plus nettement le sujet et l'ordre des traités qui précèdent les Réfutations des sophistes.

Le second passage est moins formel que celuilà; mais il le confirme de point en point. C'est le passage si connu qui termine les Réfutations des sophistes', et où Aristote résume sa logique, avantde montrer quelles difficultés il a rencontrées dans une carrière que personne ne lui avait ouverte.

On peut se demander à quelle époque de sa vie Aristote a composé l'Organon et ses diverses parties; mais cette, question est fort difficile à résoudre avec quelque .exactitude. Rien de formel

I. B.é&iutiaiu dm aophûlu , ch, i , p. i65 , b , 8. iru'i yii ^v t&«

pa«n»* h TM( A^e Rif t iï Tûv àrfttwrxiâi xot Ipxmitûv w> X^Nfut. 1. RéfbUdona d» nophùt» , ch. 33, p. i83 , a, 3», at b, i3. .

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M L'AOTBIimatÉ DE l'oBGâKON. — CBAP. XI. 428

n'indique dans l'ouTrage lui-même le moffient précis où le Stagirite j travaillait. Il nous apprend bien, à la fin de sa Logique', qu'elle luia coûtéde longs et pénibles travaux : Tf i6^ ^li-aùra^ xdXùv xp^*"* «iTOMûfLEv, et l'ouvrage seul suffirait à l'attester; mais, quand ont commencé ces travaux? quand ont-ik âoi? Riep ne nous l'apprend. Les éditeurs d'Aristote les plus laborieux ', n'ont pu recueillir aattx sujet que de bien vagues renseignements; et pour rOrgaoon en particulier , quoi qu'on poisse, sans crainte d'erreur, le regarder comme Tmi des derniers ouvrages d'Aristote , le champ des conjectures est encore fort vaste.-

Deux indications seulement pourraient fournir

qadqaes données sur l'époque de la composition

des Topiques et des Réfutations des sophistes.

Dans l'un et dans l'autre de ces deux passages,

il s'agit des Indiens. «Nous devrions souhaiter,

■ dit Atfistote^. nour le bien seul de la chose,

doués de justice ,

n'y serions pas per-

c[uand bien même ils

Et ailleurs ^ : « Un

ir de tout le corps , et

blanches ; il sera donc

'Ai'iitole , Vie d'Arùt.

Voir ploa l<HO , Top-iUr. 3.

f p. 1^71 * « S, ct^DOn i63,

42tl PRBwfati rata,

k k]H fois blanc et non blanc. » Ces deux passages, mais le premier surtout, semblent indiquer que les Topiques et les Réfutations des sophistes ont été composés pendant qu'Alexandre pénétrait dans Ilnde (vers 3x6), et que les nouvelles de sa pro* idigieuse expédition venaient de temps à antre arracher aux Athéniens ces appl^dissements que le conquéi^nt mettait à si haut prix. On pourrait ïnétne ajouter que cette semi-erreur, où tombe Aristote, dans le second passage, en croyant les Indiens noirs comme tes Éthiopiens dont il parle quelques lignes plus bas, implique la possibilité d'un récit peu exact, et sans doute populaire, sur la couleur des peuples conquis par le fils de Philippe.

De ce que dans deux passages des Topiques ' , Aristote nomme Xénocrate , sans l'attaquer, 3f . Brandis ' a cdhclu que la composition de ce traité rem(mtait à une époque où te Stagb^te n'était point encore brouillé avec le successeur de Speusippe, c'est-à-dire à l'époque de leur voyage Commun k Atarnée, vers 347- ^<^ serait en contradiction avec les conséquences tirées plus haut du premiet- des deux passages où il est question de l'Inde; et la conjecture de M. Brandis parait ici moins plausible que l'autre.

T. Topiques, liT. s, cb. 6, p. iis , s, 37, et. fi, àt. i,f. lii , , 6 , et Ut. 7 , «h. i , p. liS , ■ , 7 el n-;. ■<. Brandi», DiuertatioD sor l'Oigintm, p. »SS.

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DE L'jillTBBNTICllt M t'dSGAIWN. — CKAP. ZI. US

Une conséquence évidente de tx qu'on a dit |H'écédemm«nt sur les liens grammaticaux qui unissent les buit livres des Topiques, c'est qu'Aristote n'a point divisé lui-même son ouvrée de cette manière. On en peut dire autant du second livre des Premiers Analytiques « et même des deux livres des Derniers. Il est probable que cette divî» sîon par livres remonte , pour l'Or^^aoa oooune pour toutes les grandes compontions aristot^ Uqœs , à Âudronicus de Rhodes , et peut-être à se* prédécesseurs alexandrins.

Bien du reste n'indique dans l'OrgaBon de doubles emplois, comme on en trouve dans k Moraleetia Métaphysique, et dans quelques antm ouvrages de moindre importance. La théorie se développe sans interruption, com* si ce n'est celles qui sont absolument ■ Ceci, du reste, sera plus évidnaBcnt pflovvc fm l'analyse de TOrganon.

Ou a déjà dit antérieoremeot ' qiie la eaanptM»tion des Catégories semblait s'éieiffter de la m^ nière halûtu^e d'ArisIote*, ci qa'dle» i'Imii sans doute un ouvn^ iBacbev& Le» ph InliUfi

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car id âum j nofa || I' à fta* «mr «<pâw. «at —

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428 nsHdss pa&tik.

' s'accordent en général à les regarder comme Tune des dernières compositions du Stagtrite, et tout semble confirmer cette conjecture.

Cette discussion n'a point, comme l'on voit, expliqué quelle est l'origine de ces titres si nombreux que fournit le catalogue de Diogène. Cte a proposé plusieurs hypothèses pour en rendre compte; et l'une des plus habitudes, c'est de supposer qu'il a suivi , dans son travail , le catalogue de la bibliothèque qui servait à ses recherches, ou peut-être le catalogue de la bibliothèque d'Alexandrie. Cette dernière conjecture , que rien n'appuie, est la moins soutenable de toutes, et il est tout-à-fait improbable que les critiques d'Alexandrie eussent puse satisfaire de la confusion déplorable qui règne dans la nomenclature da biographe.

Il semble ansn très peu vraisemblable que le compilateur eût tous les ouvrages dont il feit mention : il ne les citait que de seconde ou troisième main. Plusieurs de ces titres se rapportent incontestablement à un seul et même ouvrage ; ce sont les copistes qui tes changeaient à leur gré ; nous avons vu que les philosophes eux-mêmes ne se faisaient pas scrupule de ces- modifications ; elles se seront étendues d'âge en âge, et auront enfin formé, pour des esprits peu attentifs et peu éclairés, cette masse incohérente qu'énumère Diogène. D'autre part, il est possible que les rédactions écrites par les - disciples d'Aristote aient multi-

DK t'ACTHKKTlCni DE l'oftGAXO'T. — CHAT. XI. 121

[4ié les copies £iuHves des ouvrages du mahic On sait ea outre- que» vers le tempe où les roû d'Egypte f et ensuite ceux de Pergame , ÙX' mèrent leurs bibliothèques, il s'établit on commerce régulier de livres apocryphes ; le mal s'ac* crut encore plus tard par la diffusion même des lumières dans l'empire romain. Enfin, une cuise générale, et qui' est analogue à toutes ceUe»-Ii , mais dont on n'a peut-étre pas toujours tenu assez de compte , c'est la nature des procédés que les anciens étaient forcés d'adopter pour fixer leurs pensées par écrit. Les leçons pouvaient vsrier au caprice de chaque copiste : de j>lus» à une époque où les livres étaient rares et cbers, on conçoit sans peine que des ouvrages considérables aient été dlrités ea plus ou nunns de parties distinctes, seloo la nature des sujets qu'elles traitaient; par là ces ouvrages étaient plus aisément répandus par les libraires et acquis par les lecteurs; mais par là aussi les titres devenaient beaucoup plus nombreux.

Toutes ces causes réunies , et qudqnes autres encore qu'il serait fadle de supposer, peuvent rendre en partie raison de tous tes titres du catalogue de Diogène, compilateur peu scrupuleux, et qui a d'ailleurs ici contre lui la grave autorité de toute l'école péripatéticienne. Cette hypothèse ne s'appliquerait peut-être pas ausri bien à plusieurs autres compositions du Stagirite. Mais pour l'Oi^aaoD, elle n'a contre elle aucun

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150 PREUIËBE PAhTIE.

témoignage de quelque importance. On la présente donc ici, mais toutefois avec la réserve qu'on doit s'imposer en pareilles matières.

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