Fraaiira Analyt. , lir. i , ch. 4 , p. aS , b , >B
DB L'iDTBBNTtdTi PI L'OftOANOM. — CBIV. XI. Ht
ijaiytiqaes, ce passage ne peut prêter à aucune équivoque.
Ainsi la théorie du syllogisme, précédait dansla pensén d'Aristote , la théorie de la démonstration.
Le début tout entier des Topiques ' et la théorie générale de ce traité supposent c(Hinue celle des syllogismes, qui n'y est rappelée que fort %èretnent , et , comme le dit Aristote lui-même * (H esquisse, ùç tûtc^ mpi).a6cïv. A cette première indication, on peut ajouter les citations diverses des Topiques qu'offrent les Analytiques , et bien foe^ces citations soient réciproques, comme on l'a TU, eltes sont cependant plus fréquentes dans les Ana^tiques que dans les Topiques. On a, dès l'antiquité, prétendu reconnaître entre les Tofàques et les Analytiques quelques différences de style et même de pensée , qui sont réelles , il est Trai, mais dont on a peut-être tiré des conséquences peu exactes. De ce que l'induction est Boins complètement décrite dans les Topique» que dans les Analytiques, de ce que la conversion des propositions y est différemment présentée , de <x que la théorie des Cat^ories n'y est pas aussi ibrmelle que dans le traité de ce nom , de ce que lei idées de quantité, de général et de particulier, Q; sont pas rendues dans des termes parfaitement pareils, il ne s'ensuit pas rigoureusement que
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les Topiques aient été composés, comme Va.asare
M. Brandis ^, à une époque où la pensée d'Âristote n'était définitivement arrêtée , ni sor les Analytiques, ni sur les Catégories. Les différeaces signalées par le philologue allemand sont vraies; mais elles sont assez légères pour qu'on puisse les aetribuer toutes à ces changements inévitables ifexpressicMi , dont ne peut se défendre un auteur, quelque pénétré qs'il soit d'ailleurs d'un sujet antérieurement traité.
M. Brandis a soutenu aussi, comme plusieurs autres critiques, que les Topiques se composent de trois parties distinctes, et il ajoute que la dernière, qui consiste dans le huitième Hvre, aété composée, ainsi que les Réfutations des soj^istes, long-t^nps après l'Analytique * , tancMs que ies deux premières, qui, du Teste, se tienuent fort étroitement , l'auraient été long-temps avant. Cette assertion ingénieuse, mais dont rien ne démontre l'exactitude, paraît s'accorder peu avec le début des Topiques, où Aristote, cherchant qneHe pent être l'utilité de cette science , reconnaît positivement, parmi les services qu'elle peut rendre, les sefrices tout pratiques de la discussion, TcpôçTsic ivTiû^i; 3. C'est là précisément l'objet du huitième livre, et ilestdiffîcile de douter que déjà, en com-
I. Bnmdû , DiueiUtioD aui I'Oi^ddii , p. a56. a , Brandi* , DiaacrtMioD >nr l'Otguion , p. i54. 3, Topiqacs, Ut. i , ^. s, p. loi., a, 17 et 3o.
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DK L'ACTBBHnclTÉ DB L'cnuSON. — CHAP. XI. IV
posant le premier livre, Aristote n'e&t dans la pensée le sujet du huitième. La rédaction aurait pu, il est vrai, en être ajournée; mais on ne connaît aucun fait à l'appui de cette dernière hypothèse.
Une remarque qui paraît avoir, en- général, fchappé aux érudits, c'est que tous les livHffi des Topiques sont enchaînés l'un à l'autre par des rapports grammaticaux, par la conjonction Si. Cette preuve de connexion serait fort légère si elle était réduite à die seule; mais elle acquiert du poids, si on la rapproche de la oonnexioa des idées qui est fort étroite, et qu'il était impossible d'indiquer plus clairement que par des liens mêmes de grammaire.
On a déjà remarqué ■ que c'était de la même manière que les Réfutations des sophistes tenaiait auxTopiques; mais ici il n'y amême point mati«« à discussion : la haison de ces deux traités est de toute évidence , et il serait inutile de s*y arrêter plus long-temps.
Oo voit donc, d'après ce qui précède, que les Analytiques, les Topiques et les Réfutatkws des so> phîstes,formeraient une séried'ouvrag^conçuspar Âristoteel composés dans cet ordre. Ceci est attesté de la manière la plus positive par deux passages des JV^oi <rof tçuun. Dans le premier qui se trouve au