I. Voir plus haut, p. 3i et sair
1. Alex. d'Aphrod. , Commenl. sur Ici Premîen Anlljt, p. 8 , foi. n , ëd. 1 5!l9 , M ComminUiTi nir tca Rtfnt. an topb. p, 3.
.,gniod.,GoOgk'
SX L'AUTHEDTICiri DE L'OKGANO.N. — CHAP. XU. ^S^
JAlexandre. et ceci résulte de divers passages desa Paraphrase sur les Derniers Analytiques, mais surtout d'un passage formel de son commentaire SOT la Physique '.
On peut donc afErmer que, dès les temps les plus Reniés , Tordre actuel était généralement admis.
Cependant , au commencement du deuxième àèclc, Adraste d'Aphrodise , péripatéticien célèt»«, qui avait fait un traité spécial* sur Tordre des ouvrages d'Aristote ou de sa philoso[^te , voulait placer les Topiques aussitôt après les Catégories, justifiant ainsi le titre que quelques plrilosophes donnaient à ce dernier livre ^, -rà xp^ tm T^uv. Alexandre d'Aphrodise condamnait ccHc opinion d' Adraste, qui en effet ne pandt point sontenable , quoique souvent reproduite, et qai ne donne pas une bien haute idée de son jngement.
Ce fut peut-être en s'appuyant , du moins en
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place. Mais au moyen^âge *, pas plus que chez les Grecs , cet ordre ne fut généralement reçu. L'exemple des Arabes vint en outre k cette époque confirmer celui de l'antiquité. Averroës a les livres logiques d'Aristote dans l'ordre où nous les avons nous-mêmes , où les avaient les com< mentateursdu cinquième siècle : et Albert, Saint Thomas , etc., suivent Averroës. Valla ' à la fin du quinzième siècle, Ramus au seizième, et Charpentier ', le célèbre ennemi de Bamus, Nizzoli^, et beaucoup d'autres philologues du même temps, imitèrent Jean de Salisbury, se fondant sur la division nouvelle qu'on essayait alors d'établir dans la logique, en plaçant l'invention avant le jugement : mais cet essai ne réussit pas mieux que les précédents; et les adversaires du pérîpatétisme, aussi bien que ses plus chauds partisans, Patrizzi 4, Zabarella et Pacius, n'admirent pas d'autre ordre que le nôtre. Les professeurs de logique de Tacadémie de Venise, qui ont consacré de longs et estimables travaux aux Topiques ^, voulaient les placer entre les Premiers et les Derniers Analytiques ; mais ce changement ne parait pas plus admissible.
I. LiarcQtiiu ValU de Diilactict , cd. l53o , lib. 9 , ctp. 4o. — lUmos , Scholn I^alect. , lib. i , cap. 9 , p 6>,
>, Cirpcntar. Ariit, ars diaacrcndi , in prx&tioiH.