‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 65 sur 83 · CHAPITRE TREIZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIEME

flésniné de la première |»rlie.

Les points principaux qu'on a essayé d'établir dans le cours de cette première partie, et qui sont tous relatifs à l'authenticité de l'Organon , sont •les suivants :

1** Le mot d'Organon , pour désigner la Logique d'Aristote, n'est régulièrement en usage que vers le quinzièm* siècle; mais les commentateurs du cinquième siècle emploient déjà des expressions à peu près équivalentes : -rà 6fymi.ïM, tq 6fya:taK6», ■A Xoyixw. Sp-^mov , et c'est de ces expressions qu'est Tenu le mot actnd d'Oi^anon.

a" Les catalogues de l'Organon sont au nombre de sis, dérivant trois à trois de deux sources diT«ses. IMogène et ses imitateurs ne méritent aucune contîanoe. Ammouius, David et Sûn^^dus, bien qu'ils n'aient pas fait un catalogue général des ouvrages d'Aristote, formimt une autonté beaucoup plus grave , parce qu'ils sont les bériticrs et les représentants des travaux de l'école péripatéticienne.

3° On peut suivre, dès la fin du second siècle, l'authenticité de l'Organon, dans des monuments qui sont parvenus jusqu'à nous. Les témoignages qui se rapportent aux diverses parties de l'Organon, sont encore plus anciens et non moins authentiques.

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DE t'xviasaiicni bs l'ougamon. — chap, xni. 4S5

4° i<es Latins qui viennent , il est vrai, assez tard en date, ne présoiteQt aucune discordance importante, si (x n'est deux divisions différentes du' Traité du Langage et des Réfutations des sophistes.

5° Les attaques dirigées à l'époque de la Renaissance, contre l'authenticité ^e l'Organon, scHit dénuées de portée réelle.

■G" L'Organon offre en lui-même des preuves nombreuses et irrécusables de son authenticité; il âété connu depuis Aristote, sans interruption, et le récit de Strabon , sur le souterrain de Sc^>MS, n'a pas été toujours bien compris.

7* Les titres des diverses parties de l'Organon n'appartiennent probablement point à^lristote. Oh sait positivement, pour quelques uA, à queUe époque ils ont été composés.

8° Dans la pensée d' Aristote , l'ordre actuel de rOi^anon parût le véritable, sauf peut-être quelques déplacements partiels; cet ordre a été généralement adopté, et il est parfaitement logique.

La conclusion générale de tout ceci est qOe nous possédons aujourd'hui l'Organon, tel qne le possédait l'antiquité , tel que l'a composé Aristote.

Parvenus à ce point, par une route peut-être un peu longue, mais que nous n'avons pas cru devoir abréger, il nous semble que désormais nous marchons sur un terrain plus solide. Certes » le» doutes que nous avons cherché à combattre et

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-IStt PREWàftE PARTIE.

à dissiper, n'étaient pas fort puissants; mais ils étaient pourtant de nature à gêner notre marche. Il nous paraît qu'à cette heure Us sont tous levés, et qu'il ne peut plus en naître d'autres. Quels qu'Us soient d'ailleurs, il ne semble pas qu'ils doivent prévaloir contre cetassentiment unanime des siècles, q8i reconnaissent Aristote pour l'auteur de rOrganon et le créateur de la logique. Le monde fjui possède ce trésor, et qui en jouit, peut toujours , avec Alhert-le-Grand * , renvoyer ces recherches de propriété , cette enquête des titres d'auteur, aux écoles des Pythagoiiciens, et dire, avec le père du Péripatétisme au moyen-âge : « Hoc dignum Pjrthagoricisqui ii} verba magistri m jurakant: ab aliis autem. hoc qiuesitum non est ; R à guoâàmque emm dicta eranty recipiebanturj a dummodb probaUe veritaiis haberent rationem.» Cette sanction de la vérité est, sans contredit, la plus importante ; mais à côté de cette question suprême, il en est d'autres que la philologie et l'érudition doivent éclaircir, qu'elles se sont de tout temp posées, et qui importent, si noa à l'utilité générale de la science, du moins à l'équité des jugements de l'histoire. '

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