‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 81 sur 83 · ANALYSE DES KÉFCT. DES SOPH, — CBAP. TII · texte numérisé non relu

ANALYSE DES KÉFCT. DES SOPH, — CBAP. TII

« la solution des syllogismes. Nous avons de plus « exposé tout ce qui se rapporte à cette même étude « des discours (Svx -enç oûr^; (ud(>Âou tù* Xi£y««v içW). «Nous avons en outre traité des paralogismes, « ainsi que nous venons de le dire.

COKCLDSIOV.

« II est donc évident que nous avons accompli « notre tâche : mais il Ëiut aussi se bien rendre « comple des résultats que nous avons obtenus. 1 Parmi les découvertes les unes, reçues de mains a étrangères qui les avaient antérieurement Ira- Availlées, ont fait des progrès ootables par ks a soins de ceux auxquels elles avaient été traosa mises ; d'autres, au contraire, n'ont pris d'abord , R entre les mains des premiers inventeurs, que «des accroissements, très faibles si l'on veut, « mais beaucoup plus importants toutefois, que « le développement qui devait plus tard ea sor- « tir. La chose capitale en tout, c'est comme on t dit, le début : mais c'est aussi la plus diffîdle. R Plus la découverte a de valeur et de puis- « sance, plus il est malaisé de la faire, quand « l'objet échappe à la vue par sa petitesse même. « Le point de départ une fois trouvé, il est bien a plus facile d'ajouter le reste et de l'accroître. 1 C'est ce qui est arrivé pour l'étude de la Rhéto- «rique, et l'on peut dire pour presque toutes tes « autres sciences. Ceux qui ont trouvé les prin-

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«( cipes, ne leur ont isÂt faire que bien pea de a progrès} mai» ceax, atiiôard'hui, qui s'y sont «midtu célébras, tmt fttnené ces seièncM âu tt IMnat où »dua les voyons, parce qd« de botnti breux devancier», dont îb les ont reçues, « avaient peu à peu augmenté cet héritage. Ainsi, « Tisias, après les premiers inventeurs, Thrasya maque après Tisias, Théodore après Thrasy- ' «t Biaque, et tant d'atitres qui ottt cultivé les « diverses parties de la Rhétorique^ 11 n'y a donc « pas lieu de «'étonner que c^tte science en Mit c arrivéeà ce point de perfeetion. Quant àrétudc • dont nous nous occupons ici {tttvtta ii -rfît «itpcEYitçtTtiaf ), on ne peut pas dire que telle partie a eût été travaillée et que telle autre ne feàt pat « été} il n'y avait absolument point ici dé travaux tt aBtérieurs. Les gens, en effet, qui pour de Vif « gent montraient l'art de la dispute, n'avaient M qu'iSR euseigneiBent pareil à k méthode de « Gorgiu. Ils donnaient à apprendre, les uns, des < discoon de Rhétorique, les aiutrrs, des séries a deque^toos, qui renfermaient» à leur avis, la « plupart des sujets à soutenir àem les deux was. « Avec euX) oH apprenait certaineinent fort vffe, «r mais on apprenedt mal et saoïé art. Ce n'éiidt pas « l'îu-t proprement dit qu'ils s'attachaieÉlt k ntou* ctrer, c'étaient plutàt les résultats de l'art. lU m étaient comme un bonidie, qui, prétendant dé» c montrer scioitifiquement à n'avoir pas mal aux « piods, n'ense^nerait pas la manière de &tre le<

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ANALTSB BU lÉRrr. SBB «UfS. — CHtf . TD. 447

« chaussures et de s'en procurer de bonnes , mais V qui exposerait seulement quels sont les divfirs « genres de souliers. Ge serait certainement là d'et*

< cetlents Kuseigneitieiits pouf l'usage habituel; m mais ce n« serait point du toutuo art. Atnsidoac, «pour la BhéldriqtlëjOd s'en était DccupédëSlOfigk temps et l'on arait produit beaucoup de tKvâUx. u Pouf la science du RAisoHNeiteHT, au cont^all^, « (TTepî JÈttC itv\'kt)fS^nAaC)f nous n'avions Hend'aoté- « -rieur à tios propres irecherches, qui bous ont ff coûté tant de peine, et un tetnps si long. Si vous « recminajssez que cette science, où tout était « ainsi à fairâ dès la base, b'est pas demeurée ttoip « en arrière de* autres sciences, accrues plir dé « Suceessils hibeurs, il ne vous reste à vous tmlsi, tr aiAsi qu'à tous cftus qui viendrant k eântMïtrc

< ce traité, qu'à montrer de Tindulgêttce pour tes ir lacunes de ce travail, et de la reconnaissance « pour toutes les découvertes qui J ont été faites. )»

Avec l'Mtalyse dn traité des RéfUtâlidm finit l'analyse de l'Organon. On l'a présentée avec un développement qui semblera peut-être trop étendu; mais il a paru que la meilleure façon de faire comprendre ce prodlgieuic mobtiaieut, c'était d'en détruire, le moins possible , l'échafaudage et la construction. Le soin qui surtout m'a préoccupé, c'était de porter la clarté dans les diverses parties de ce travail. En abrégeant Aristote, comme l'ont fait, en général, tous ceux qui ont essayé

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44S fUK. PAKT. — nCT. I. — AHALT8E» BTC.

d'exposer TOrganoD, od aurait certainemeiit pu donner des notions plus saisissables, moins pénibles à suivre; mais, je ne crains pas de le dire, toutes les aoalysesde ce genre, à commencer par celle deHeid, ne donnent point une idée vraie du système aristotélique. Pour moi, jen'aipascru pouvoir me substituer aussi complètement à l'auteur que j'avais mission d'analyser; jel'ai partout suivi pas à pas, mettant sa pensée sous forme qui pût convenir à la plupart des esprits , la mutilant le moins que j'ai pu, luiconservant ses allures particulières, respectant toutes ses nuances, signalant ses rares écarts, qui ne sont même, sans doute, que des déplacements attribuables k l'injure des siècles et à la légèreté des premiers éditeurs; enfin , ne me permettant jamais, qu'avec la plus extrême réserve, de blâmer des théories dont peut-être le sens m'échappait, et qui avaient contre mon sentiment personnel, le témoignage duStagirite, et celui des vingt-deux siècles qui ont passé sur sa doctrine sans la refaire ni même l'^ranler.

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