‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 80 sur 83 · ANALTSV DIS »$FI1T. DBS SOPH. — CHAP. TII · texte numérisé non relu

ANALTSV DIS »$FI1T. DBS SOPH. — CHAP. TII

clusion, diviser ce que le Sophiste réoait, et réunir an contraire ce qu'il divise.

(Cb. 3i,i77,b,3â),LesparalQgismfsquiiiaiflsent delà prosodiesonttrès faciles à résoudre, et il suffit de faire remarquer la différence des accents.

Cb. 33, 1 78,, a, ■ 5< La distinction des genres des catégories (rà i^vti tûv xix,T»rf>(*^) servira pour faire connaître les choses qui sont ou ne sont pas identiques dans l'exprension. Par exemple , on demande ; Y a-t-il quelque aouCTrance qui soit action ? (àp' art n vSft TuÛT/tv* iroiîw Tt) on répond non. Cependant, téivtfTVa, xaûtToi, , iti«9eneTM, sont de forme semblable, et expriment tons quelque souffrance. De même, Myivt, Tp^x**'*» ôp^.-sout aussi de forme semblable, et expriment tous une action. Mais voir (ôpà») est certainement aussi otùiftxvEtrdai, sentir; et, puisque sentir est de la catégorie de la souffrance, il s'ensuit qu'une même chose, dans la même forme, peut appartenir à deux catégories. Ces sophismes seront résolus par un examen attentif des catégories.

On voit qu'Aristote se sert du terme propre de catégories, et que la doclrine «posée ici se rapporte parfaitement i celle de ce traité. (Voir plus haut , dans les Topiques , pag. 4o3-)

Arislote cite ensuite un assez grand nombre de sophismes qui tous reposent sur des confusions de catégories, et il ternrine en recommandant (179, a, 10) de distinguer soigneu(*m«Dt , quand

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it9 roBcnufaiB paktib. — Btcnoy i.

on répond, la qualité, le relatif, la quantité «t les autres choses de même ordre.

' Cil. a3, 1 79, a, 1 1 . En général , dans toutes les discussions relatives à des mots {itxfk t^v VéÇiv) , on obtiendra la solution vraie du sophisme , en prenant le contrepied de la thèse soutenue par l'adversaire (ta âvTixiî(uvov) ; s'il réunit les choses, il faut les diviser, et vice versa. £n prosodie , s'il prend la longue , il faut prendre la brève ; en ho- ' monymie, l'opposé, etc., etc.

Ch. :i4, 1 79, a, a6. Pour les sopfaismes relatif à l'accident (na^ to <iu[i,£ïê>!xàfV I^ moyen de les combattre, c'est de nier que tout ce qui va à l'accident aille aussi au sujet , et réciproquement. C'est qu'en eHet il n'est pas nécessaire que tout ce qui est vrai de Tuu le soit au^i de l'autre. L'identité parBiite des accidents ne convient qu'aux sujets qui n'ont pas de différence essentielle (xorà tw* ovitûcv à)taf(îpot( 179, a, 38), et qui ne font qu'un tout. On a proposé diverses autres façons de résoudre ces sophismes; mais , en général , elles sont insuffisantes.

Ce passage, et plusieurs autres du même genre, répandues dans ce traité, et dans lesquels Aristote rappelle les opinions de quelques philosophes, prouvent que ces matières avaient été traitées avant lui; ainsi, l'épilogue qui termine les Réfutations des Sophistes, loin de se rapporter, comme on l'a prétentln souvent, à ce seul ouvrage, con-

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I liVDT. BU mn. — aur. m. 444 cerne mx contraire l'ensemble de la Logique. Aristote avait des prédécesseurs, coinnie il l'avoue hii-iDênie, dans l'étude des sophismes; il n'en avait pas pour la théorie du syllt^sme et de la démonstration ( Voir l'analyse de l'Herméneia pag. 303 et plus loin, page 44?)-

Ch. 25, i8o, a, 23. Les sophismes qui reposent sur la confusion du relatif et de l'absolu , se peuvent fecilemeut résoudre en distinguant l'un et l'autre, et le moyen le plus simple de le Jaire, c'est de prendre la contradiction de la conclusion (npô; Tù (ru[£]c^poc«[uc t^v àrri^Ktatv). Tous cessophismes se réduisent à cette formule générale {t^ !j;wni)i le non-être peut-il être? Oui, le non-être est h l'état de non-être; et de même l'être nestpets^ car il y a des êtres qui cessent d'être, etc., etc.

Ch. a6, 27,38, ag, 3o, i8i,a, i.Ariatote indique ensuite fort brièvementlesmoyensde combattre les sophismes dont il a exposé plus haut la nature, et qui tous reposent sur l'ignorance de la réfutation, sur la pétition de principe, sur la consécution réciproqueet mal comprise deschoses,suruoe addition secrète qui est faite -aux données primitives, sur la réunion de plusieurs questions en une seule, etc.

Ch. Sa, i3i,b, %5. Quant au sophisme qui coi> duit à la tautologie (tovto iroliaxn îîiïïïv) , on s'wi défendra surtout en n'accordant. pas que les catégories séparées (xa8' «ûràfl tàeç xaTnyopi'otî) aient , par elles seules , un sens complet ; par exemple , le relatif sans son relatif. Il ne faut pas accordw non

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44% nsuziiKE PUT». — BKcnoN i.

plqs que l'espèce et le genre, le propre mAk ou

réuni au sujet* etc-,etc., aientlemémaseos.

€h, 3a, i8a. », 7- Enfin , coi résout aisément ks •ophiame» de solaeGifiine,en distinguant avec sois le genre et le cas.

Ch. 33, i8a, b, 6. Le chapitre 33, qui termvaa ca traité, renferme deux parties fort ditiinctee , et, peur ce motifs les éditeurs de Berlin auraient «u raison de le diviser en deux, et d'admettre un 34* chapitre, comme plusieurs de leurs prédécesseurs. Quoi qu'il en soit, la première partie est un résumé de ce qui précède sur la solution des soplùsmffi } la seconde est un résumé beaucoup plut important de TOrganon tout entier.

Aristote établit donc d'abord que , parmi les mphismes, les uns sontdiiBciles à saisir; d'autres, au contraire, sont aperçus sans peine, et ne sont alors que ridicules (yB^oùit) ; tels sont surtout ceux qui ne s'attaquent qu'à la forme des mots (intpà tii» )^v|, i83, a, 31.). Bu reste, on ]>ent à la fois, dans la solution du sophisme comme dans le rai' acmnement lui-même , s'en prendre , soit i l'objet même de la discussion , soit à la persomia de l'in* terlocuteur , ou enfin en laissant l'un et l'antre, te rejeter sur le temps qui ne permet pas d'approfondir la discussion entamée.

Ici commence l'épilogue qui a servi si souvent de texte aux attaques des antipéripatéticiens, et particiilièment à celles de Hamus. Le point le plus iiipoi%nti éclaircir, c'est de savoir si ce résumé

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AHALTSK BH KÉFUT. MES 80PH. — CBAP. Vn. 44S

qui dot le traité des Réfutations des Sophistes » se rapporte à l'Organon tout entier , ou seulement à la Topique et à ce qui la suit. Malgré quelques incertitudes, je ne prouonce pour le premier parti. Ici Arislote a tOuIu reconnaître l'ensemble de ses travaux sur le raisoniieiâent (t^f ^U^w Tiâv Xi^uv). (t8^,b, r3). Il a traité de tout ce qui le concerne (îiàïiî.wTa( èi XM wepi tûv ôxiuv ), comme it le dit lui-même , et ceci peut s'appliquer aux Catégories, àl'IIerméncia, puisqu'il vient de parler de sa théoirie du ^llogisme, de sa dialectique et de son traité des sophismes. J'avoue qu'ici les expressions de Tautepr auraient pu être plus nettes, ses pensées mieux classées : mais la remarque que j*ai faite plus 1}^ (p^g^ 44°)) )"e semble tout-à-fait décisive, jointe aux preuves; que le texte fournit en cet endroit.

Voici donc comment Aristoteterminesa logique, et fait un modeste et légitime appel à la reconnaissance de la postérité (Voir plus haut page 84).

y Decombiende manières et de quelles manières « se produisent les paralogîmes; quels sont les H moyens de montrer que l'interlocuteur se a trompe et del'amener à faire des paradoxes ;coma ment, en outre, se forme le syllogisme; coinmeut « il faut interroger dans les discussions, et quel est o l'ordre à suivre dans les interrogations ; quelle est « l'utilité de toutes ces recherphes; quelles sontles u règles générales de toute réponse, et comment on « peutréitoudre lesobjet? de I<t discussion elles syl-

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444 DKDXifalS PAHTM. — BECnOl* !.

« If^smes; toutes ces questions doivent être suffi- « samment éclaircies par ce qui précède. Il ne reste « plus pour compléter le projet que nous nous « étions d'abord proposé , que de nous résumer « et de mettre fin à ce traité.

« Notre but était donc de découvrir une mé- «thode sjllo^îstique, qu'on pût appliquer au « sujet donné en partant des principes les plus w probables. C'est là en effet l'objet de la dialec- « tique , proprement dite, et de celle qui n'a en vue tt qu'un simple essai des forces de l'adversaire. « Mais on a , contre cette dernière, certaines pré- « ventions, k cause de sa ressemblance avec la so- « phistique. L'on peut en effet essayer les forces de « son adversaire, non seulement pour la discussion

■ dialectique, mais aussi dans un tout autre but; o et c'est pourquoi nous avons voulu dans ce

■ traité fournir les moyens, d'abord, de poser soio même les questions , et en outre, quand on les ■t reçoit, de se défendre également contre la thèse

■ donnée, en partant des opinions les plus gênén ralement admises. Nous avons dit nos moti&, et « ces motifs sont ceux qui portent Socrate à lou- « jours interroger sans jamais répondre, attendu a qu'il convient de son ignorance. Nous avons « explique plus haut à quoi toute cette science «s'applique, quelle en est l'origine et comn ment nous pouvons l'acquérir. Nous avons aussi u tracé les règles de toute interrogation, l'ordre « qu'on y doit suivre , et celles des réponses et de

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