‹ De la logique d'AristoteChapitre 1 sur 244 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

des commentateurs du seizième siècle, et surtout celles des Scholastiques. Mais , tout utiles que ces secours m'ont été , ils sont bien faibles à côte' de ceux quaurait pu m offrir un mouvement d'ëtudes contemporaines, appuyées sur la tradition, et soutenues par lesprit général du siècle. Ce mouvement nexiste point. L'Académie a voulu le créer par le concours qu elle avait ouvert, et je serais heureux de contribuer à le propager par la publication de ces deux volumes, qui n'auraient point paru, sous cette forme , sans Phonneur que l'Institut leur a fait.

C est avec toute sincérité que je reconnais la justesse des critiques que M. Cousin a, dans le comité secret, m'a-t-on dit, adres. sées à la quatrième partie de ce Mémoire. Il l'a jugée insnflisante. Je ne dirai point pour justifier cette lacune, que jetais pressé par le temps, dont les limites m'étaient impé. rieusement fixées, et qui n'est pas toujours assez long, même quand on peut en disposer àsoQ g ré Je ne ferai pas remarquer non plus que le sujet de cette quatrième partie ayant été incidemment traité dans le cours des trois

AVKRTISSEMENT. VU

premières , ces développements antérieurs devaient m engager à la restreindre. Mais je dois dire que les questions relatives à lapprëciation de TOrganon trouveront une place qui leur est propre , dans ma préface à la traduction de la Logique d'Aristote , que je compte achever cette année , si ma sqnté n'y met obstacle. J'avoue que la prévision d^un travail ultérieur ma préoccupé durant toute la composition de ce Mémoire, et que je n ai pas toujours su m'en défendre comme je l'aurais peut-être dû. Que ce soit là mon excuse, auprès de TAca-^ . demie qui a bien voulu récompenser des efforts que j'aurais désiré rendre plus dignes d'elle, auprès de mes illustres juges, et auprès du public dont le suffrage me serait bien cher à côté de^ ceux que j'ai déjà recueillis.

Ce 17 mars i838.

B. Saint-Hilaire.

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