‹ De la logique d'AristoteChapitre 183 sur 244 · I. Fnace liuérain, tom. 3 , p · texte numérisé non relu

I. Fnace liuérain, tom. 3 , p

DS Lk SCHOL ASTIQUE. *- CHAP. X. 497

peler des étrangers pour restaurer les sciences dans son royaume à demi barbare: Pierre, de Pise, Paul Warnefield, d'Italie, Alcuin d'Angleterre. Mais la facilité même avec laquelle il rétablit les écoles , prouve assez quil n'eut point à les créer, mais seulement à les rétablir. L'école du palais, où Charlemagne et ses fils étaient les plus dociles élèves des savants professeurs appelés de si loin, fut le modèle de toutes les autres : et dans toutes, on enseigna la dialectique, comme Âlcuin l'enseignait à Cbarles et à son fils Pépin.

En outre, il est certain que dans les écoles on montrait le grec en même temps que le latin : l'on pourrait citer même celle d'Osnabruk, fondée en 8o4 , où les deux langues étaient également professées. On ne peut douter qu'Alcuin ne transporta cet enseignement au monastère de Saint-mai%n de Tours, où il se retira quelques années avant sa mort.

Tennemann a prétendu que l'Organon avait été envoyé de Constantinople à Charlemagne. ( Ma* nuel de l'histoire de la philosophie, § 2i53. ) Je ne sais sur quelle autorité se fonde cette assertion si importante, si elle était bien prouvée ; du moins, il est sûr que l'Organon aurait été compris parfaitement, et que, le goût si vif de dialectique qui régnait dès cette époque, aurait fait dignement apprécier un si riche cadeau. Il paraît, de plus, d'après un passage du Code Carolin, ep. a5, pag. laiy qu'on possédait la logique d'Âristote à la

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cour de Cbarlemagne. On a déjà dit plus haut qu'Âlcuin traduisit les Catégories. On ne peut douter, cependant, quil n'eut la traduction et les Commentaires de Boëce; mais ces secours semblaient sans doute insuffisants. Enfin, on sait quen 81149 Louis le débonnaire avait reçu de l'empereur Michel, les œuvres de Denis l'Aréopagite (France littéraire, tom. 4 9 pag- 4^7)-

Ces études ne paraissent pas avoir alors décliné; et Técole du palais ne perdit rien de ses lumièra, en dialectique, et en grec, sous la direction deScot Érigène, qui la gouverna long-temps, pendant le règne de Cbarles-le-Chauve. ACorbie, à Fontendle» prés de Rouen, illustres écoles de ces temps, on ne devait pas être moins éclairé qu'à Paris.

Le livre de Scot irspi çudeuv (/.epiapioD atteste, par di#rf passages, qu'il connaissait TOrganon entier* Il cite ', entr'autres, les dix catégories en grec{ ailleurs, il explique Tétymologie d*àva>uTixif. Il est vrai que dans son énumération , il altère quelque peu les noms ; mais les cbangemeiits qu'il le permet ne portent que sur les tnots , et non pai sur la pensée , puisqu'il substitue to'ttoç et )[jfim k 'irau et iroTê.

Tel était alors le mouvement des études ^^aocni sabs doute encore par Tadtivité de ScotÉrigtM»

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