‹ De la logique d'AristoteChapitre 21 sur 244 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

De iWheQtipté des diverses parties de TOrganan.

D après ce qui précède sur l'authenticité de rOrganon , on voit déjà que celle de ses diverses parties est k peu près complètement prouvée. Cependant il est, pour chacune d'elles, quelques questions spéciales qui doivent être discutées ici.

1** Des Catégories.

Il est évident, d'après les deux passages d'Ammonius et de David cités plus haut ^, et dont rien n'infirme le témoignage, que les Catégories se trouvaient dans la bibliothèque d'Alexandrie. Le jugement même qu'en ont porté les interprètes attiqoes, garantit d'une manière formelle l'aur

t. Volr« dans cette première partie, ch. ix. a. Voir pin* hmî^ p. 3? et 38.

48 PRElOiOEUS PARTIS.

thenticité de l'ouvrage que nous possédons aujourd'hui. Des deux exemplaires des Catégories qui furent ainsi confrontés, Tun fut rejeté comme n'appartenant réellement point au Stagirite : mais il paraît que , malgré cette grave décision des in* terprètes attiques , cette édition contrefaite subsista long - temps encore. Simplicius en parle ' et Boëce aussi , mais il est peu probable qu'ils la possédassent tous deux ; du moins Simplicius n'en fait mention que sur la foi d'Adraste d'Aphrodise. Il semble au reste que ce livre différait fort peu de celui qui nous est parvenu. Le fond de la doctrine était absolument le même : les expressions seules variaient, « cùm sit oratione di versus, » dit Boëce. Simplicius va même jusqu'à dire que cet ouvrage avait le même nombre de lignes que l'ouvrage authentique, et qu'il ne s'en éloignait que sur quelques points partiels oXi^aiç ^loipiaeacv. On peut conclure de ces témoignages : d'abord que le livre actuel des Catégories est bien l'ouvrage d'Aristote, et en second lieu, qu'eussions-nous seulement cette dernière et imparfaite édition, nous n'en connsutrions pas moins, quoiqu'en d'autres termes, la véritable théorie des Cat^ories d'Aristote.

Il est certain que les Catégories ont été, dès les premiers temps , l'objet de savants commentaires. Sans parler de ceux de Pasiclès de Rhodes %

I. Simplidiis y folio 4 • >• *-* Boëce y ad Gftteg. , p. ii4.

s. Voir FabrichUyBib. Or. , f. a , p. fttx, et le calil. de BuMe.

DX t'AUTHEIfncrrf DK L'oAGANON. ^ CRAP. T. 49

frère d'Eudème ^ et de Phanias ' d*Eresse , disciple d'Âristote lui- même, commentaires dont la date remonterait à quelques années après la mort du msutre ; sans parler même du commentaire d'Andronicus, que possédait peut-être encore Simplidus au sixième siècle ^, nous avons , parmi les dirers ouvrages que Porphyre avait consacrés aux Catégories , un petit manuel par demandes et par réponses ^, qui prouve d'une manière irrécusable que y dès la fin du troisième siècle , les Catégories étaient enseignées dans les écoles , sans qu'aucun doute sérieux s'élevât sur leur authenticité.

Il serait inutile de citer ici les noms de tous les cominentateurs qui , du premier au sixième siècle^ ont successivement travaillé sur les Catégories. On en peut trouver une liilte complète dans le catalogue de Buble ^ , dans la bibliothèque de Fabridus ^ , et dans la dissertation de M. Brandis sur rOrganon ^.

Andronicus est le seul , parmi les commentateurs, qui ait infirmé l'authenticité , sinon des Catégories tout entières , du moins de la troisième

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