Dans Scot , tom. i , p. 186, éd. de
DE l'AUTHEimaTÉ DE t'cmGANON* — ' CHAP. X. 4 OS
interpreùatio par enunciatio : il suit saint Thomas. Mélaochthon ' substitue: de Pronunciato à : de In^ terpretatione. Patrizzi * qui rejette ce traité diaprés le témoignage d^Andronicus , semble croire qu'il appartient à Théophraste, et qu'il se confond avec l'ouvrage de ce philosophe, cité par Alexandre (TAphrodise dans son commentaire sur la Métaphysique ^, et qui était intitulé: de Enunciaùione et de Af/îrmatione. Boëce , avant Patrizzi , avait fait une remarque analogue. Enfin , le vieux traducteur français Canaye ^ disait : « Le sujet du t Krre de l'Interprétation , c'est renonciation , « c'est-à-dire toute parole expliquant quelque con r ception de l'entendement humain. »
Celui de tous les philologues qui parait avoir suivi, dans cette question, la meilleure méthode, estThyus ^, qui a cherché à retrouver dans Aristote lui-même l'acception qu'il donnait au mot iffwiveta. C'est en effet la seule manière d'arriver à un résultat certain : mais Tliyus ne semble pas avoir tiré de cette recherche tout ce qu'elle pouvait donner. Il ne cite qu'un passage des Premiers Analytiques où Aristote emploie le mot d'ép[XT)veia pour signifier manifestationes rerum ^. Deux au-
!• Mélanchthon , liv. second de sa Dialectique , an débat.