‹ De la logique d'AristoteChapitre 53 sur 244 · I. Voir plus hant, p. go · texte numérisé non relu

I. Voir plus hant, p. go

a. Voir plas haat, p. 4a. — Ontre les denx passages cités scr le évaX»«tç, on peut voir le verbe àvaXutt employé 4aBs le même I UT. I des Premiers Analyt. , cb. 3a , p. 47» *i 4*

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verses figures, et les moyens de ramener les syllo gismes imparfaits aux syllogismes parfaits , ce qu est encore les résoudre, àvaWetv : mais Âlexandn ne cherche point à montrer comment des Pre miers Analytiques, ce titre assez singulier es passé jusqu'aux Derniers, qui paraissent le justifie] beaucoup moins bien. En général les commenta* teurs ont été sur ce point obscurs et insuffisants le plus sage est peut-être d'admettre l'explicatioi donnée plus haut de cette difficulté, et qui î du moins la vraisemblance pour elle; les interprètes d'Aristote semblent avoir formellement contre eux le témoignage même de l'auteur.

Quant à la différence qu'offre le tifre actue avec celui de Galien, Ocspa au lieu de ^auTepa, elli a peu d'importance et l'on ne s'y arrêtera pas Galien étant le seul qui donne Âe'jrepa, et tow les autres écrivains du même temps, Diogène Alexandre d'Aphrodise , donnant Oç-epa , on peui croire que Galien s'est ici trompé par une înad vertance qu'expliquent fort bien la parité du senj et des mots , et de plus la nouveauté même de a terme encoroiindécis.

On ne s'arrêtera pas davantage à Fépithète di (jL2ya>.a que Diogène Laërce joint au titre de Sçepa et que mérite certainement la théorie de la dé monstration, telle qu'elle est développée dans le Derniers Analytiques.

Une autorité beaucoup moins imposante qu toutes celles qui précèdent , mais qui ne doit poin

t\E l'authenticité de i/ORGANON, — CIIAP, X. -109

cependant être négligée , est celle de Magentinus au treizième siècle. Dans son commentaire sjur les Premiers Analytiques (f* 19, a4i recto, édit. de i536, Venise), il prétend qu Aristote les a divisés en trois parties distinctes , et les a intitulées : la première , les Trois Figures ( du Syllogisme ) ; la seconde , de l'Invention des Propositions , et la troisième, de l'Analyse des Syllogismes (repl avaWcewç «uMwyj'KTp.wv). Ce témoignage de Magentinus, isolé comme il l'est , ne saurait être admis, tel du moins quille donne; et rien n'indique que les titres qu'il attribue au Stagirite lui-même aient quelque authenticité. Ces titres prouvent seulement que longtemps avant Magentinus , les commentateurs avaient senti le besoin, pour expliquer les Analytiques, de les partager, selon les sujets, en plusieurs sections ; déjà dans Philopon , le premier livre est divisé en deux, à l'endroit même qu'in- 8ique Magentinus pour sa seconde partie ; mais Philopon n'a pas admis la troisième , bien qu'il en fasse mention ainsi que des deux premières (f* 94, verso, édit i536, Venise). On peut croire en outre que les commentateurs, en adoptant ces divisions , ont voulu sans doute constater un fait certain , c'est que cette dernière portion du pre- ^^T livre tient peu à la précédente. On reviendra, du reste, plus loin sur cette question, quand on pj'ésentera l'Analyse de l'Organon.

La seule remarque qu'il convient de faire ici sur le titre d^ Topiques, c'est qu'ils sont indiffé-

remment nommés dans Diogène, dans Alexandre, et daps les commentateurs du cinquième siècle, TOTTtxà et ol TOTCot; ce dernier titre est cependant le plus fréquent. Le titre même de Tomxà est au contraire presque le seul que cite Aristole. Il donne cependant aussi quelquefois ot toitoi '.

M. Brandis ^ a pensé qu'Aristote a nommé d'abord ses Topiques: Dialectique ; et il serait facile, en effet, de citer plusieurs passages où dans Aristote même le mot de dialectique s^applique aux sujets traités dans les Topiques : mais l'on pourrait citer également plusieurs autres passages où le mot de ^laXexTixYj ^ comprend la théorie tout entière du Syllogisme, et a par conséquent beaucoup plus d'étendue que M. Brandis ne parait lui en accorder.

Quant au mot même de TOTuixà ou de tottoi, il présente en soi peu de difficultés. Comme le dit Cicéron ^, et comme Tavait expliqué long-temps auparavant Théophraste ^, on avait nommé : lieux , les idées générales dont on tire les arguments, et qui en sont comme le réceptacle : sedes argument'

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