‹ De la logique d'AristoteChapitre 54 sur 244 · Cicéron , Topica , cap. a · texte numérisé non relu

Cicéron , Topica , cap. a

5* Alasandra d*Aphrodise, Commeiit. for les Topiq.y aa débat.

DE l' AUTHENTICITÉ DE L'oRGANON. — CHAP. X. Ui

torum. Mélanchthon ' adopte cette explication et la développe: a Loci sunt^ dit-il, velut signa quœ^ (ndam quitus rerum quœ dici tractarique de-' c bint capita indicantur. » Vives ^ ajoute encore à la pensée de Mélanchthon y et cherche à Fexpliqaer par une comparaison toute matérielle : <c Non « mntpixides quitus continenturpharmaca , sed tfixidum indices. »

Le titre des ekiyyj^^ Goçtçtxol offre plus de diffi* culte. Dès le temps d'Alexandre d'Aphrodise , ou du moins de l'auteur auquel appartient réellement lecommentaire^ publié sous son nom, on discutait sur la signification positive de ce titre, et. on l'expliquait de deux façons. Aristote a-t-il voulu montrer comment les sophistes"^ établissent leurs réfutations , ou bien a-t-il montré lui-même à les réfuter? Alexandre se prononce pour ce dernier «vis; et l'on ne peut guère en adopter un autre après avoir lu l'ouvrage d' Aristote. Mais le titre seul ne suffît pas pour lever cette ambiguité , que f <Mi conserve en le traduisant par : les Réfutations des sophistes. Pour rendre ce titre plus clair, il ^udrait adopter une longue périphrase, qui serait certainement plus gênante.

On a vu du reste ci-dessus ^ que la seule cita-

I. Mâanchtlioii. Voir livre 4 ^^ aa Diilectiqae. a. Tirés, 0p«ra, p. 377.

3. Voir sar Faotear de ce commentaire Patricinsy tom. 1 9 p. 33.

4. Alex. d*Aphr. , Gomm« sar les Eéfiit. des soph. y eh* x , ^« Voir plus faaat , p. 7^ dans la note.

i42 PREMIÈRE PARTIE.

tion probable des Réfutations des sophistes qui soit faite dans les ouvrages d'Aristote j ne les désigne pas sous le nom de cof (71x01 eXey^oi, mais seulement sous l'indication beaucoup plus générale de coçiçtxal evojrXvfcei;. Si Aristote se sert quelquefois ^ de l'expression entière coçtçtxol eXeyj^oi, c'est comme il se sert de celle de catégories , sans jamais vouloir par là désigner l'ouvrage où il a traité ce sujet.

A s'en tenir à la définition qu' Aristote donne du mot IXeyyoç au début de son ouvrage ^, et qu'il répète fort souvent, l'eXeyjro; est, à proprement parler, le syllogisme où la conclusion tirée d'un syllogisme antérieur est contredite. Si l'on rapproche cette définition ordinaire de quelques autres qu'Aristote a données dans sa Métaphysique ^ et dans la Rhétorique ^ , on y pourra remarquer quelques différences ; la principale c'est que i'eXey^oç y parait toujours entaché d'un caractère de fausseté qu'il n'a point dans la première définition : <70fiçixoç îXeyxoç paraîtrait quelquefois répondre à notre mot unique de sophisme. Du reste on essaiera plus loin de revenir sur le sens de ce mot qui o£Ere de réelles difficultés.

!• Mêtapbys. , liv. 6, ch. 6, p. io3a > a, 6. a. Réfat. des sophist. , ch. i , p. i65 , a , s.

3. Métaphys. , liv. 3 , ch. 4 > p. ioo6 , i5 , liv. 8 , ch. 8], p. 1049 9 b, 35.

4. Khétor.yliv. 3,ch. la, iS^G^b, aS.-^EheU ad Alex. » ch. 14, p. X43i» a, 6. -^

RI L'AurmimciTÉ de l*organon. — chap. xi. -145

Pour résumer la discussion entière de ce chapitre, on dira qu'il n*est prouvé pour aucun des titres des six parties de TOrganon qu'il appartienne authentiquement à Aristote. U est probable, au contraire , que plusieurs ne sont pas émanés- de lai: mais il est certain que, dès le temps de Galien et d'Alexandre d'Aphrodise, tous les titres actuels étaient connus, acceptés, et presque les seuls qu'on employât ordinairement. Les Latins n'offrent ici ancQue différence avec le témoignage des Grecs : et le pins souvent ils se contentent de la transcription tonte simple du nom étranger, sans même chercher à le traduire dans leur langue.

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