‹ De la logique d'AristoteChapitre 59 sur 244 · I. Voir pliu haat, p. 76 et · texte numérisé non relu

I. Voir pliu haat, p. 76 et

a. PreHÛtni ÀDalyt. , Uv. i > ch. 4 > P* aS , b , a8.

DB L'aUTBIHTICITÉ de L'ORGAIfON. -» CHAP. XI« 421

Ânalytiqaes , ce passage ne peut prêter à aucune équivoque.

Ainsi la théorie du syllogisme, précédait dans la pensée d'Aristote , la théorie de la démonstration.

Le début tout entier des Topiques ' et la théorie générale de ce traité supposent connue celle des syllogismes^ qui n'y est rappelée que fort légèrement , et , comme le dit Aristote lui-même * en esquisse, taç vriçf^ TrepiXaêetv. A cette première indication, on peut ajouter les citations diverses des Topiques qu'offrent les Analytiques , et bien que ces citations soient réciproques, comme on l'a vu, elles sont cependant plus fréquentes dans les Analytiques que dans les Topiques. On a, dès l'antiquité , prétendu reconnaître entre les Topiques et les Analytiques quelques différences de style et même de pensée , qui sont réelles , il est ^1 mais dont on a peut-être tiré des consé- ^pences peu exactes. De ce que l'induction est iDoins complètement décrite dans les Topiques V^ dans les Analytiques, de ce que la conversion des propositions y est différemment présentée , de ce que la théorie des Catégories n'y e$t pas aussi wmelle que dans le traité de ce nom , de ce que Itt idées de quantité , de général et de particulier, ^ y sont pas rendues dans des termes parfaitement •pweils, il ne s'ensuit pas rigoureusement que

I. Topiques , Ut. x , ch. i , t , p. loo. *• T<>piq. , liv. 1 , cb. y , p. loi , a, l8.

422 PBEMIÈRE PARTIE.

les Topiques aient été composés , comme l'assure M. Brandis % à une époque où la pensée d'Aristote n'était définitivement arrêtée, ni sur les Analytiques 9 ni sur les Catégories. Les différences signalées par le philologue allemand sont vraies; mais elles sont assez légères pour qu'on puisse tes attribuer toutes à ces changements inévitables d'expression , dont ne peut se défendre un auteur^ quelque pénétré qu'il soit d'ailleurs d'un sujet Ultérieurement traité.

M. Brandis a soutenu aussi , comme plusieurs autres critiques , que les Topiques se composent de trois parties distinctes, et il ajoute que la dernière , qui consiste dans le huitième livre , a été composée, ainsi que les Réfutations des sophistes, long-temps après l'Analytique ' , tandis que les deux premières, qui, du reste, se tiennent fort étroitement , l'auraient été long*temps avant. Cette assertion ingénieuse, mais dont rien ne démontre l'exactitude, parait s'accorder peu avec le début des Topiques, où Aristote, cherchant quelle peut être l'utilité de cette science , reconnaît positivement, parmi les services qu'elle peut rendre , les services tout pratiques de la discussion , irp^tà^ evTtuÇiiç ^. C'est là précisément l'objet du huitième

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