‹ De la logique d'AristoteChapitre 62 sur 244 · I. Voir plas hâat, p. 3i et saW · texte numérisé non relu

I. Voir plas hâat, p. 3i et saW

a. Alex. d*Aphrod. y Comment, sur les Premiers Analyt. p« 8 » col. A, éd. iSSg, et Commentaire sur les Rcfot. des loph. p. 3.

DK L'aDTHENTICITB DE L'ORGÀnAt. — CHAP. XU. 4S4

d'Alexandre, et ceci résulte de divers passages de sa Paraphrase sur les Derniers Analytiques, mais surtout d'un passage formel de son commentaire sur la Physique '.

On peut donc affirmer que, dès les temps les plus reculés , l'ordre actuel était généralement admis.

Cependant , au commencement du deuxième siècle, Adraste d'Aphrodise^ péripatéticien célèbre, qui avait fait un traité spécial^ sur l'ordre des ouvrages d'Aristote ou de sa philosophie , voulait placer les Topiques aussitôt après les Catégories, justifiant ainsi le titre que quelques philosophes donnaient à ce dernier livre ^, tà irpo Tw r6i:iù>t. Alexandre d'Aphrodise condamnait cette opinion d' Adraste , qui en effet ne paraît point sou tenable, quoique souvent reproduite, et qui ne donne pas une bien haute idée de son jugement.

Ce fiit peut-être en s'appuyant , du moins en partie, de cette assertion d' Adraste, que dès le douzième siècle plusieurs logiciens , Jean de Salishury 4 entre autres, placèrent les Topiques, non P^ après les Catégories, mais après le Traité du langage et avant les Analytiques, laissant, du ^te^ les Réfutations des sophistes *à la dernière

!• Tlemîstias , Gomni, tar la ^uoixin àx^6 1 ^ ff* x 5 > verso. >• SimpUcins in Categ. f* 4 , G. SimpUcias nomme le livre d*Àdraite '**^* «if l TÎiç ToéÇtcitç oi>YYpaifApiàTciiv ÀpioT. on rîiç fiXocroçioïc Apicrr. ^* ^oir pins hant , p. 98, ^ Jean de Salialmry, Metalogic. , pages x64y 166.

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place. Mais au moyen-âge , pas plus que chez les Grecs, cet ordre ne fut généralement reçu. L'exemple des . Arabes vint en outre à cette époque confirmer celui de l'antiquité. Averroës a les livres logiques d'Aristote dans Tordre où nous les avons nous-mêmes, où les avaient les com*^ mentateurs du cinquième siècle : et Albert , Saint Thomas, etc., suivent Averroës. YaUa ' à la fin du quinzième siècle , Ramus au seizième , et Charpentier ^, le célèbre ennemi de Ramus, Nizzoli^, et beaucoup d'autres philologues du même temps, imitèrent Jean de Salisbury, se fondant sur la division nouvelle qu'on essayait alors d'établir dans la logique, en plaçant l'invention avant le jugement : mais cet essai ne réussit pas mieux que les précédents; et les adversaires du péripatétisme, aussi bien que ses plus chauds partisans, Patrizzi ^f Zabarella et Pacius, n'admirent pas d'autre ordre que le nôtre. Les professeurs de logique de l'académie de Venise, qui ont consacré de longs et estimables travaux aux Topiques ^, voulaient les placer entre les Premiers et les Derniers Analytiques ; mais ce changement ne parait pas plus admissible.

t. Lanrentifu Valla de Dialecticâ , éd. t53o, lib. 9 , ctp. 4o.— lUmaSy Scholac Dialect. , lib. a , cap. 9 » p 631.

a. Caq>entar. A^iat. ars disserendi , in prae&tione.

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