CHAPITRE PREMIER
* Division de la seconda partie.
Une fois assuré de Tauthenticité de l'Organon, {KU'de si nombreux et si graVes témoignages ^ on peut se demander queUe est cette doctrine qui a taiYcrsé les siècles, en les dominant, que rien jusqu'à cette heure n'a ébranlée, qui du premier jet est arrivée aux limites mêmes de la science ^^ et la épuisée ; cette doctrine à laquelle le génie ^ Kant, des Hegel a rendu les armes, et que la philosophie a désespéré de faire plus complète et plus profonde.
La doctrine contenue dans FOrganon se lie essentiellement à une doctrine plus vaste ^ qu'Aris- ^te n'a point exposée, il est vrai, dans des traités spéciaux, mais dont les divers éléments sont ré- P^dus dans tous ses ouvrage, d'où Ton peut
aisément les tirer. C'est la théorie générale de la connaissance , comme TOrganon est la théorie du raisonnement, en lui-même et dans ses appUcations pratiques. L'Organon n'est donc qu'une partie d'un ensemble plus étendu , et le considérer dans son isolement y ce serait risquer peut-être de ne pas le bien comprendre , et certainement de n'en point sentir toute la valeur.
Il sera donc nécessaire de diviser en deux parts l'analyse destinée à faire connaître l'Organon : la première renfermera l'analyse de l'Organon lui-même, fidèle y le suivant pas à pas dans Tordre précis où nous le possédons, et que paraît sanctionner l'autorité même du Stagirite. La seconae partie de l'analyse présentera, en évitant toutes les di- ^essions qui ne seraient pas indispensables, une théorie générale de la connaissance , d'après Aristote. On s'arrêtera surtout dans cette seconde partie aux objets qui se rattachent le plus directement à la logique , et c'est uniquement dans cette vue qu'on fera quelques emprunts à la métaphysique et à l'ontologie. Les deux domaines de la logique et de la métaphysique sont si proches , les limites eh sont si peu définies, qu*oii ùà s'étonnera pas si de Tune on doil souvent pàsâih* à l'autre. De nos jours, Hegel, l'une des gloires de l'Allemagne philosophique, les a identifiées ; et dans la logique d' Aristote , le premier tl^aité qu'elle présente, celui qui sert en quelque sorte de base à to^t l'édifice , celui des Catégories, est au moiœ