‹ De la logique d'AristoteChapitre 66 sur 244 · ANALYSE DE L'ORGA^OM. — CHAP · texte numérisé non relu

ANALYSE DE L'ORGA^OM. — CHAP

aussi métaphysique que logique; souvent les commentateurs et les plus éclairés des péripatéticiens, ont hésité sur la place qu'il convenait de lui assigner , et les deux historiens de la philo* Sophie les plus récents et les plus distingués, Tennemann et M. Ritter, ont, l'un , transporté Texamen des Catégories à la métaphysique, et Fautre, réuni la logique et la métaphysique tfAristote.

On ne sera donc point surpris que nous ayons agrandi le cercle déjà si vaste de nos recherches, nous imposant, du reste, d'apporter dans ces excursions le plus de réserve que nous pourrons.

Enfin, pour compléter cette étude de la logique péripatéticienne et de la théorie de la connaissance, selon Aristote, il restera encore à déternûner le plan, le caractère et le but de TOrganon.

Ainsi, dans la première section de la seconde partie, on donnera une simple exposition des pemées d'Aristote, telles que l'Organon les fournit; dans la deuxième section, on fera voir comment elles se coordonnent avec sa théorie de la coniwissance; et enfin, on montrera quelle est la Biéthode du Stagirite dans cette description ficôntifique de Tesprit humain, la première en ^te, et Tune des plus importantes qui jamais Qb aient été tracées.

On ne présentera point l'analyse de l'introduction de Porphyre , quoiqu'on en reconnaisse toute la valeur ; mais deux raisons semblent décisives

pour la faire exclure : d'abord , puisqu'il s'agit de Élire connaître l'œuvre d'Aristote, il paraît peu convenable d'y comprendre celle d'une intelligence étrangère , bien que la doctrine de cet ouvrage, approuvée par les siècles, soit essentiellement péripatéticienne. £n second lieu, le traité de Porphyre est tiré en bonne partie des Topiques d'Aristote lui-même ^^ et il suffit de s'en tenir au Stagirite sans descendre à ses élèves. On essaiera, plus loin, d'apprécier le mérite de Porphyre *.

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