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w animal 9 une espèce de vénération..'. ; » sur la durée de vie de ce grande de ce premier animal ^ nous ne sommes pas plus avancés que ne l'étaient les anciens.
Nous ignorons également quelle peut être la durée de vie du rhinocéros, de l'hippopotame, de la girafe , etc. ; cependant une seule observation exacte sur l'époque où se fait la réunion des os et des épiphyses dans l'éléphant, dans le rhinocéros , dans l'hippopotame , etc. y nous donnerait tout de suite, et nous donnerait à coup sûr, la durée de vie de toutes ces grandes espèces.
Je trouve , dans les Transactions philoso^ phiques y l'histoire d'un jeune éléphant qui mourut à l'âge de 28 ou 30 ans, et dont les épiphyses n'étaient pas encore soudées. Cet éléphant avait près de 30 ans, et ses épiphyses n'étaient pas soudées : on peut donc être sûr, et sûr dès ce moment-ci même, que l'éléphant vit plus de cinq fois 30 ans, c'est-à-dire plus de 150 ans.
Il ne reste plus qu'à voir s'il n'y aurait pas aussi quelque rapport général , quelque mesure
commune au moyen desquels on pourrait déterminer la durée extraordinaire , là limite extrême de la vie , comme on peut en déterminer, ainsi que nous venons de le voir, la durée ordinaire par la durée de l'accroissement et par la réunion des épiphyses.
Haller cite deux exemples de vie extî^éme^ Tun de 152 ans, Tautre de 169; et c'est sur ces deux exemples-là qu'il se fonde, comme nous avons vu, pour dire que l'homme, lorsqu'il prolonge sa vie jusqu'à la dernière limite, ne vit guère moins de deux siècles.
Buffon nous raconte, avec un soin tout particulier, l'histoire d'un cheval qui vécut 50 ans; et cette petite histoire est pleine de détails eu* rieux.
Le duc de Saint-Simon vendit , en 1754 , à révoque de Met2, son cousin, un cheval âgé de 10 ans; l'évêque de Metz (Saint-Simon) étant mort en 1760, l'évêque, son sucesseur, garda le cheval, et continua à le faire travailler sans aucun ménagement jusqu'en 1766. On s'aperçut alors que le cheval avait besoin d'être ménagé : on le fit travailler un peu moins,
mais on le fit toujours travailler. Jamais Tanimal ne fut laissé oisif. On lui avait fait faire un petit tombereau de moitié moins grand que les tombereaux ordinaires. Il traînait d^abord ce tombereau depuis la pointe du jour jusqu'à l'entrée de la nuit ; il ne le traîna plus ensuite que durant quelques heures. Enfin , le 24 février 1774, dans le moment où on venait de l'atteler, il se laissa tomber au premier pas qu'il voulut faire et mourut. .
« Voilà donc, dit Buffon, dans l'espèce du « cheval, l'exemple d'un individu qui a vécu c( cinquante ans, c'est-à-dire le double de la vie «ordinaire de ces animaux : ainsi l'analogie « confirme en général ce que nous ne çonnaisti sions que par quelques faits particuliers, c'est « qu'il doit se trouver dans toutes les espèces, « et par conséquent dans l'espèce humaine « comme dans celle du cheval , quelques indice vidus dont la vie se prolonge au double de la w vie ordinaire, c'est-à-dire à cent soixante ans w au lieu de quatre-vingts. Ces privilèges de la « nature sont, à la vérité, placés de loin en « loin pour le temps, et à de grandes distances
u dans Fespace : ce sont les gros lots dans la « loterie universelle de la vie; néanmoins ils ce suffisent pour donner aux vieillards^ même « les plus âgés, Tespérance d'un âge encore « plus grand *. »
Ces réflexions me semblent très-justes, et d'autant plus qu'il est facile d'ajouter au fait cité par Buffon plusieurs autres faits semblables.
Le chameau vit ordinairement de 40 à 50 ans, mais il peut vivre jusqu'à 100, et c'est Aristote qui nous le dit*. Le lion vit ordinairement 20 ans, mais il peut vivre jusqu'à 40 et même jusqu'à 60 : « Leonefn vidi^ dit Halte 1er, quadragenarium y qid sexagesimo « anno ohiit ^ ; » je trouve plusieurs exemples de chiens qui ont vécu 20, 23 et 24 ans; je trouve des exemples de chats qui en ont vécu 18 et 20, etc.
Je ne connais rien de cerlain touchant la durée de vie des oiseaux.
Hésiode attribue à la corneille, dit Pline,
\ . T. II, p. 237.