Haller et Bonnet placent les germes primitifs dans
la femelle, la part du mâle ne préexistait pas dans la femelle.
A côté de l'hypothèse des germes réparateurs^ j'ai placé le fait d'une force réelle et formelle de reproduction.
De prétendus germes réparateurs qu'on ne voit point, qu'on ne localise point, qu'on imagine heureusement j comme dit Bonnet, parce qu'on sent V impossibilité d^QTi^\\(\yitv la chose, des germes, dont on fait tout ce qu'on veut, des moitiés, des tiers, des quarts de germes, de pareils germes ne sont qu'un mot. Il n'y a point de tels germes, mais il y a une force évidente, patente, une force constante de reproduction.
On me dira peut-être que ces nouvelles forces
que je propose , la force de continuité de la
viej les forces combinées du mâle et de la
femelle dans la production du nouvel être, la
force reproductrice des parties, n'expliquent
lescBw/ç. — Haller tirait même son principal argument, en faveur de \di préexistence des germes^ de TuniQndu fœtus avec Tœuf, lequel œuf préexiste en effet, dans la femelle, à toute fécondation. (Elem.physioL, t. VIII, p. 93.) — Voyez la note i de la |3age 472.
pas mieux la formation des êtres ou des par-ties^ que les germes que je rejette.
Je répondrai d'abord que je ne prétends pas du tout expliquer cette formation, a II est bon « de comprendre clairement (dit Malebranche, c( et avec un sens très-profond) qu'il est des (c choses qui sont absolument incompréhen- « sibles '. »
Je répondrai ensuite que les nouvelles forces, que les faits me donnent et que j'accepte , ne sont pas plus obscures que les autres forces de la vie, que \ irritabilité^ que la sensibilité^ que Y instinct^ etc.
En parlant de la sensibilité^ M. Cuvier dit : a qu'elle est plus admirable et plus occulte en- « core que V irritabilité ; » m^is il ajoute : sUl est possible.
Dans mes expériences sur le système nerveux, je suis parvenu à localiser bien des forces. J'ai localisé la motricité Adin^ certaines fibres des nerfs et de la moelle épinière, la sensibilité dans certaines autres, la coordination des mou-
\ . Entret. sur la métaphysique, XI* entretien.
vements de locomotion dans le cervelet, Y intelligence dans les lobes ou hémisphères cerébrauXy la force même de la vie, la force pure et simple de la vie, dans ce que j'ai appelé le nœud vital ^. Toutes ces forces sont également obscures.
Depuis qu'il y a des physiologistes qui écrivent, il y a des physiologistes qui cherchent à définir la vie. Quelqu'un d'entre eux y a-t-il jamais réussi?
(c J'appelle principe vital, dit Barthez, la c< cause qui produit tous les phénomènes de la a vie dans le corps humain ^. » Ce n'est là qu'une définition métaphysique , nous dit Chaussier; et lui, qui certes n'était pas métaphysicien , nous donne celle-ci : « la vie est c< l'effet de hi force vitale. »
Je cite la définition d'un ancien physiologiste : a la vie est l'opposé de la mort. » On rit.
Je cite la définition de Bichat : « la vie est
4 . Voy. mes Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux.