Discours sur les révolutions de la surface du globe
— louvoyons, d'un coup d'ôcil rapide, les trois progrès marqués qui nous ont conduits, d'abord, à l'examen attentif des coquilles marines^ répandues partout sur la terre sèche, preuve certaine, et partout empreinte, de Tantique séjour des mers sur les terres; de ce premier point, à la détermination àe% couches duglobe^ effet évident de X action des eaux; et de la détermination des couches superficielles du globe à celle de ces roches profondes, d'une structure toute différente, qui nous décèlent un tout autre agent, et font passer notre imagination étonnée, du spectacle, déjà si grand , du travail des eaux., au spectacle, plus imposant encore, du travail du /eu.
St. — Des coquilles fossiles^ et de Bernard
Palissy.
« Un potier de terre , qui ne savait ni latin « ni grec, fut le premier, dit Fontenelle,,quî , « vers la fin du xv!** siècle, osa dire dans Pa- « ris, et à la face de tous les docteurs, que les c( coquilles fossiles étaient de véritables co- « quilles déposées autrefois par la mer dans les
ce lieux où elles se trouvaient alors, que des ani- « maux , et surtout des poissons , avaient donné a aux pierres .figurées toutes leurs différontes « figures; et il défia hardiment toute l'école a d'Aristote d'attaquer ses preuves ^ >)
Ce potier de terre , qui défia toute V école d* Aristote^ était Bernard Palissy, «aussi grand « physiden que la nature seule en puisse forw mer un ^ j » et , comme parle un écrivain de son temps , « homme d'un esprit merveilleu- « sèment prompt et aigu ^. »
flc Cet homme, dit Yenel, qui n'était qu'un « simple ouvrier sans lettres, montre dans ses « différents ouvrages un génie observateur, ac- « compagne de tant de sagacité et d'une médi- « tation si féconde sur ses observations, une « dialectique si peu commune , une imaginaa tion si heureuse , un sens si droit , des vues « si lumineuses , que les gens les plus formés « par l'étude peuvent lui envier le degré de