Époques de la nature : vi* époque
Buffon, plus réservé du moins, parce qu'il vient après, il voit les périodes de plus en plus reculées de V histoire ancienne ^ sans y marquer des dateSy que des hypothèses seules auraient données; il ne marque qu'une seule date, que les faits lui donnent, la date du dernier déluge. « Dans la partie de l'histoire de la terre que « j'appelle V histoire ancienne de notre globe, « je n'avais, dit-il, pour me conduire, que des a monuments antiques très -défigurés par le a temps, et c'est beaucoup qu'ils portent encore a des caractères assez précis pour^que nous « puissions démêler des causes et des succes- « sions déterminées, quoique, en découvrant (c ainsi des périodes, nous ne puissions en cal- « culer la longueur. Nous avons heureusement « bien plus de secours dans \ histoire nto- « derne de notre planète, je veux dire dans a celle de la période de son existence où nous
a sommes encore ^ »
Il ajoute : « Depuis la révolution qui sépare a les deux parties de cette histoire, c'est-à-dire
h , Lettres physiques et morales sur Vhistoire de la terre et de Vhomme^ etc., t. V, «• partie, p. 489.
« depuis Fexistence de nos continents, toutes ce les causes qui commencèrent à y influer ont a continué d'agir; et, en même temps que a nous les voyons en action, nous pouvons en « mesurer les effets passés et présents : ce qui a nous donne prise pour évaluer le temps qui a s'est écoulé depuis qu'elles opèrent *. »
M. Cuvier dit, après Deluc : « En mesurant « les effets produits dans un temps donné par « les causes aujourd'hui agissantes, et en les {( comparant avec ceux qu'elles ont produits w depuis qu'elles ont commencé d'agir, l'on a parvient à déterminer à peu près l'instant où (( leur action a commencé, lequel est nécessaiii rement le même que celui où nos continents « ont pris leur forme actuelle, ou que celui de « la dernière retraite subite des eaux ^. w
Quelles sont donc les causes qui, comme le dit Deluc, comme le dit M. Cuvier, opèrent^ agissent sur nos continents depuis le dernier déluge <f ou, plus exactement, depuis la
\ . Ihid,, p. 490.