PATHOGÉNIE DE LA MALFORMATION PRIMITIVE
Là encore nous retrouvons de nombreuses hypothèses qu’on peut grouper en deux grandes théories :
Théorie pathologique. — Certains auteurs : Sédillot, Putégnat, Martin, Le Dentu, ont invoqué une affection articulaire intra-
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CPAS ER utérine. Cette théorie a une grande valeur dans les cas de malformations portant seulement sur les ligaments, qui se trouvent de ce fait relâchés ou allongés. Les lésions ligamenteuses, pour Parise et J.-L. Petit, auraient pour cause une hydarthrose survenue pendant la vie intra-utérine.
On a invoqué, enfin, l’action pathologique continue dans les grandes diathèses, strofule, tuberculose et syphilis, produisant aussi un relâchement congénital des ligaments.
Théorie de l’arrêt de développement. — C’est celle qui, est maintenant admise par le plus grand nombre d'auteurs.
a) Les uns, Guérin, Delpech, incriminent une maladie iniliale du système nerveux amenant secondairement un arrêt de développement portant sur les os et sur le quadriceps, soit par troubles trophiques, soit par lésions du système vasculaire entrainant un défaut de nutrition.
b) Les autres, Malgaigne, Philippe, Hoffa, Lannelongue, etc., invoquent l’hérédilé. Pour eux, l'arrêt de développement dépendrait d'un trouble spécial du germe. Les nombreux exemples de transmission de luxation rotulienne et surtout de malformations prédisposant à la luxation — et ce pendant plusieurs générations — prouvent l'influence de l'hérédité.
Nous en reparlerons, du reste, à propos de l'éliologie.