‹ De La Luxation De La Rotule: À L'Occasion D'un Traumatisme Dans Le Cas De Malformation Congénitale Du GenouChapitre 4 sur 18 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La luxation congénitale de la rotule est signalée depuis longtemps. Hippocrate en parle et Gallien recommandait même, après la réduction, pour empêcher la récidive, le port d’un appareil orthopédique, «la Testudo ».

Valentin, en 1772, étudie les luxations et donne le procédé général de réduction.

Malgaigne, en 1855, les étudie, mais conteste les observations citées jusqu'alors par Palelta en 1820, J. Guérin en 1842, Putégnat et Périat en 1845, Chélius en 4847 et Michaëlis en 1854. Il en fait des luxations pathologiques, mais reconnait cependant la possibilité de prédispositions.

Singer enfin, en 1857, publie un cas de luxation congénitale de la rotule absolument typique.

Depuis, de nombreux cas ont été publiés : en Angleterre par Canton, Cosma, Stokes, Holthouse; en Amérique par Caswel; en Italie par Bajardi; en Allemagne par Steindler, Ravoth, Uhde, Eulenbourg, Appel, etc.; en France par Servier, Lannelongue, Judet, Touchard, Kirmisson, Broca, Bérard, Poncet, elc.…

Friedlander et Appel, en 1896, voient, dans l’aplatissement des condyles et dans le comblement de la gouttière inlercond}ylienne, un élément prédisposant.

À partir de ce moment la question est connue, et dans Îles ouvrages de chirurgie les luxations congénitales de la rotule font l’objet d’un chapitre spécial.

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Bajardi, en 1894, s'occupe du traitement de la luxation congénitale en dehors par l’excision elliptique de la capsule en dedans.

Citons enfin les thèses de Béreaux en 1894, de Potel en 1897, de Guex en 1897, de Gaïlet en 1900, de Ricoulleau en 1901, de Vincent en 1904 et de Rudler en 1904.

En 1902, Zésas publie tous les cas connus et fait un résumé de la question dans la /evue de chirurgie.

En 1898, Steindler avait fait une statistique qui contenait déjà 61 cas. ;

En 1906, Büllinger Müller, dans un article de la Revue d'orthopédie, donne aussi une statistique.

En 1908, Philippe dans sa thèse en réunit 107 cas.

Signalons encore la thèse de Deladrière, en 1909, dans laquelle 112 cas sont cités.

En 1914, dans sa thèse, Germain, abandonnant l'étude des luxations congénitales du genou en général, s'’occupa particulièrement des luxations congénitales permanentes.

Enfin, le 9 mai 1920, le docteur René Villar publie dans la Gazette hebdomadaire des Sciences médicales de Bordeaux une observation d’une luxation de la rotule survenant, à l’occasion d'un traumatisme, dans un genou congénitalement malformé.

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