EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU FÉMUR
Le condyle interne est hypertrophié; ses dimensions sont augmentées dans tous les sens. Il saille fortement en dedans et celte saillie est encore plus prononcée quand il y a un genu valgum concomitant.
Le condyle externe est atrophié et arrondi. La saillie qu'il fait normalement est beaucoup moins considérable. Cette atrophie du condyle externe explique l’aplatissement de la goutfière intercondylienne. Souvent celle-ci est devenue très étroite et quelquefois elle semble manquer complètement. D’autres fois, elle est restée de dimensions normales, mais son orientation est changée. Elle est déjetée en dehors, la joue interne tendant à devenir perpendiculaire, tandis que la joue externe tend à devenir parallèle à l'axe du membre.
Le fémur lui même est assez souvent un peu atrophié, quelqueflois il a subi une légère torsion; il est en rotation interne.
TiBra. — Il est quelquelois atrophié. Souvent il est en rotation externe. La {ubérosilé antérieure est de ce fait reportée en dehors et l’angle formé par le ligament rotulien et le quadriceps est encore augmenté.
Rorue. — Quelquelois elle a gardé sa forme et ses dimensions normales; le plus souvent elle est atrophiée, amincie, aplatie. A sa face postérieure, les saillies normales sont souvent absentes. Si on cherche à lui imprimer des mouvements, on la trouve en général plus mobile que normalement. Très souvent, par suite du changement d'orientation de la trochlée, elle se trouve en latéro-position, presque subluxée.
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L'aileron interne est aminci et relâché. Il jouit d'une grande élasticité, ce qui explique pourquoi on le trouve rarement déchiré après la luxation. Était-il ainsi primitivement ou bien — ce qui est plus probable — a-t-il acquis cette faculté par suite des tiraillements continuels qu’il subit à chaque essai de déplacement de la rotule? La question n’a pu être tranchée.
Les ligaments en général ont souvent une laxité extraordinaire qui permettent d'imprimer à la rotule des mouvements de va-et-vient parfois considérables.
Les ligaments croisés sont souvent allongés, ce qui explique la persistance des mouvements de latéralité dans l'articulation, même après une opération très bien faite.