‹ De la luxation incomplète récidivante et volontaire du genou consécutive à la déchirure des ligaments croisésChapitre 8 sur 22 · PAST · texte numérisé non relu

PAST

lère : l’immobilisation après l'accident n’avait été que relative.

Près d’une année après, le 23 octobre 1892, en descendant de cheval, son pied rencontrant un caillou se porta, et avec lui la jaibe, en abduction, la luxation se reproduisit aussitôt. Nouvelles douleurs moins vives que la première fois; même impotente fonctionnelle réduction facile, immobilisation pendant un mois.

Le 6 novembre suivant en descendant un trottoir, la luxation se reproduisit pour la troisième fois: A partir de ce moment, O... put renouveler le déplacement à volonté.

Quand le membre est dans lextension complète, celui-ci est solide et la luxation impossible, mais le malade cherche-t-1l à avancer le membre inférieur droit, le fléchit-il ou appuie-t-il sur le bord interne du pied de façon à produire une légère abduction du genou, immédiatement la surface du tibia se déplace en avant et en dehors.

Lorsque la luxation est produite, le genou est légè: rement fléchi, les condyles du tibia dont on sent très facilement le rebord dépassent en avant le niveau de l’extrémité inférieure du fémur de plus de > centimètres. Le pouce en déprimant la peau; se loge facilement dans l’espace compris entré le rebord du tibia et l’extrémité du fémur : cependant, à la vue, la dé: pression sus-tibiale est faible.

En dehors, le condyle externe du tibia déborde le condyle fémoral externe d’un bon centimètre. En dedans, le condyÿle interne du fémur dépasse de la même étendue le niveau du condyle tibial correspondant.

En arrière, les condyles fémoraux font une saillie très marquée. Le condyle externe par sa partie interne

Page 1