PRET: ER
répond à l’axe du creux du jarret: le condyle interne accuse la saillie postéro-interne du genou. Il n’y a pas de rotation notable du fémur sur le tibia. Quant à la rotule elle s’applique sur l’espace fémoral intercondylien. Quand le membre est étendu et la luxation réduite,on ne peut imprimer au genou de mouvements de latéralité: dansla flexion ces mouvements sont possibles mais bornés, par contre les mouvements de rotation du tibia sur son axe sont faciles etétendus, que le membre soit dans la flexion ou l’extension.
On ne note aucun trouble vasculo-nerveux. Le triceps a presque son volume et sa force normale. II serait difficile de déterminer ici qu’elles sont les lésions ligamenteuses ou capsulaires qui ont pu déterminer ce déplacement.
Dans la seule autopsie que nous possédions, celle d’'Hargrave, le ligament rotulien était intact, il est facile de constater son intégrité sur notre malade. Le ligament latéral interne était complètement rompu, l’externe en partie déchiré. Sur O0... onne sent pas, quand le fémur est reporté en arrière la corde de ces ligaments latéraux. :
La facilité avec laquelle se reproduit le déplacement et surtout la rotation en dedans, si rapidement limitée sur le genousain par le croisement des ligaments croisés fait croire que ces ligaments ont été au moins partiellement déchirés sur le blessé d’'Hargrave, le ligament croisé antérieur était rompu en travers.
J’ai proposé à O... de contenir son articulation avec une genouillère de cuir consolidée par des attelles, ou d’ankyloser son genou dans la rectitude par une résecüon, Comme cet homme marche assez bien quand le genou est consolidé par une simple bande de flanelle, il a préféré le premier au second mode de traitement,