‹ De La Lymphadénie: Maladie InfectieuseChapitre 11 sur 25 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Nous avons montré comment les types morbides divers qui correspondent à la leucémie de Virchow, à l’adénie de Trousseau, à la pseudoleucémie de Wunderlich, aux lymphadénomes et aux lymphosarcomes, ont été, sous l'influence des travaux modernes, ramenés à une maladie unique, la lymphadénie. Nous avons dit ailleurs, que les différents aspects anatomopathologiques et cliniques, qui permettent de distinguer entre elles les formes variées de cette maladie, importent peu au point de vue de la pathogénie : la notion étiologique est une. Il s’agit de savoir si la lymphadénie est une maladie infectieuse ; cette deuxième partie a pour objet de le démontrer.

Bien avant les recherches bactériologiques, de nombreux auteurs ont affirmé l’idée d’infection, invoquant, à l'appui de leur opinion, les analogies anatomiques et cliniques qui existent entre la lymphadénie et les maladies infectieuses en général. Ces raisons d’ordre rationnel et

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clinique ne sont nullement à dédaigner; la syphilis et la plupart des fièvres éruptives sont considérées comme des infectiomssans que personne ait découvert encore d'agent pathogène, ni pu les reproduire expérimentalement. Mais nous n’en sommes pas à ce point pour la lymphadénie; des recherches nombreuses ont été faites avec plus ou moins de bonheur ; on a constaté dans le sang, dans les ganglions, dans la rate, des microbes variés, et M. Delbet a donné récemment la preuve certaine de la nature infectieuse d’un cas de lymphadénome généralisé. Nous devons le reconnaître toutefois, les observations cliniques ontporté surtout sur les formes ganglionnaires de la maladie ; pour être clair et précis et conforme à la vérité, nous adopterons en conséquence le plan suivant :

Chapitre premier. — Arguments d’ordre rationnel en faveur de la nature infectieuse de la lymphadénie ; observations cliniques à l’appui :

1° Lymphadénie ganglionnaire généralisée avec ou sans leucémie;

2° Formes splénique, intestinale, cutanée, amygdalienne, osseuse.

Chapitre IT. — Preuves expérimentales tendant à établir que les hypertrophies ganglionnaires lymphadéniques, avec ou sans leucémie et tuméfaction splénique, sont d’origine infectieuse,

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