‹ De La Lymphadénie: Maladie InfectieuseChapitre 23 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les affections que l’on groupe sous le terme générique de lymphadénie ressortissent probablement à des processus pathologiques différents, et sont différentes de nature.

Pour certains des cas, la nature infectieuse de la lym- phadénie est très probable, mais encore insuffisamment démontrée : les faits cliniques que nous avons groupés nous permettent d'espérer des conclusions ultérieures plus fermes. Quant aux recherches bactériologiques, elles ont amené la découverte, pendant la vie des lymphadéniques, dans le sang, dans la rate, les ganglions malades, soit de microbes déjà connus (streptocoque, staphylocoque, bacille de Koch), soit de microorganismes nouveaux : microbes de Kelsch, Pawlowsky, Delbet. Malheureusement, ces bactéries n’ont pas été démontrées pathogènes;

SO

une seule fois (Delbet), un microorganisme spécial a, par inoculations de cultures pures, déterminé des hypertro phies ganglionnaires chez le chien.

Dans cet ordre de recherches, nous en sommes à la période de discussion ; il faut avant de pouvoir édifier une théorie définitive, de nouveaux faits et des expériences nouvelles et plus concluantes.

Disons seulement que, parmi les lymphädénies, ce sont les types ganglionnaires qu’il faut rapprocher surtout des maladies infectieuses, et cela plus par les données tirées de la clinigne que par les résultats expérimentaux trop rudimentaires.

Un seul fait nous paraît acquis, c’est que la lympha dénie, si elle est infectieuse, n’est pas due à un microbe spécifique. Il n’y aurait pas un seul microbe, mais plusieurs microbes, capables de déterminer la lymphadénie ou plutôt des lymphadénies.

Au poiut de vue thérapeutique, nous ne connaissons aucun traitement capable d’enrayer la maladie une fois existante. Le seul traitement que l’on puisse conseiller dans certains cas est le traitement préventif qui paraît, suivant l'opinion de M. le professeur Poncet, absolument justifié dans la forme ganglionnaire de la lymphadénie. C'est souvent, en effet, aux dépens de vieilles adénites et tout particulièrement de la région cervico-faciale que se développent les adénites malignes; c’est dire, suivant l'opinion de M. Poncet, que toute lésion ganglionnaire qui a résisté à un traitement méthodique pendant un certain temps doit être traitée par l'extirpation du ou des

ganglions malades. C’est pour cela qu’en présence des

transformations redoutables du tissa ganglionnaire

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