‹ De La Lymphogranulomatose Et De Ses Rapports Avec Les Autres Lésions Systématisées De L'Appareil HématopoïétiqueChapitre 16 sur 53 · A AL · texte numérisé non relu

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cerise tranchent nettement sur le fond rose, gris-rougeâtre ou brun-rougeâtre du tissu médullaire normal environnant. On a signalé des foyers du périoste. Beitzke a vu une /racture spontanée du col du fémur consécutive au développement d'un foyer granulomateux.

Lésions associées

Tuberculose. — On peut estimer à 25 ou 30 °/, les cas dans lesquels on trouve à l’autopsie une lésion tuberculeuse en même temps que les altérations typiques de la granulomatose. Il s’agit dans un certain nombre de cas, de foyers tuberculeux anciens du poumon, d’un ou de plusieurs ganglions, du larynx, de l'intestin. Plus souvent on est en présence de lésions tuberculeuses récentes. Paltauf et Sternberg signalaient dès 1898 la fréquence remarquable de la tuberculose miliaire ‘aiguë. Celle-ci peut être généralisée à tous les organes ; souvent elle prédomine très nettement dans ceux qui sont

le siège de granulomes. |

Nous verrons que la fréquence de cette association a

donné lieu aux interprétations les plus diverses. Dégénérescence amrloïide. — Cette lésion a été observée assez fréquemment ; tantôt elle était limitée à un organe (rate, foie) [obs. de Clarke, de Dickinson et Fenton, de Hitschmann et Stross, de Schur, de Sternberg, de Zuppinger, de Warnecke, pour ne citer que. les cas de lymphogranulomatose vérifiés par l'examen histologique] ; tantôt l’amyloïde était très étendue (rate, intestin, foie, rein) [cas de Bloch, de Hess, de Paltauf]. Îlest vrai que dans les observations de Hitschmann

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et Stross, de Schur, de Paltauf des lésions tuberculeuses coexistaient avec la lyÿmphogranulomatose. Cependant, dans ce dernier cas, les lésions. tuberculeuses n’étaient ni assez étendues ni assez anciennes pour expliquer la dégénérescence amyloïde des viscères. Paltauf estime qu'elle doit être mise sur le compte de la lymphogranulomatose elle-même.

Il nous paraît utile de décrire avec quelque détail les lésions les plus importantes, celles des ganglions lymphatiques et celles de la rate.

Tumeurs ganglionnaires

Siège, nombre.— Le plus souvent, Les lésions macroscopiques portent sur les ganglions de plusieurs régions. Elles peuvent être limitées à un seul groupe ganglionnaire, mais non pas à un seul ganglion. La tuméfaction est toujours pluriganglionnaire ou — pour employer un terme qui préjuge moins — plurinodulaire. Les extirpations pratiquées dans un but diagnostique ou tentées dans un but thérapeutique montrent que les tumeurs solitaires, uniganglionnaires, sont étrangères au granu- .lome malin. se

Le volume des masses pluriganglionnaires est très variable ; il peut atteindre et dépasser celui d’une tête d'enfant. Le nombre, les dimensions, le mode de groupement des tumeurs dont se composent ces masses sont soumis à des variations considérables. Certains ganglions peuvent devenir gros comme un œufou comme lepoing ; autour d’eux sont agglomérées soit plusieurs tumeurs volumineuses soit une pléiade de petits nodules dont

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