RARES
des plasmocytes à noyau unique, en rayon de roue, rejeté à l’un des pôles de la cellule. Dans certains cas on trouve quelques plasmazellen plus volumineuses que les autres, uni ou multinucléées.
Il n’est pas rare de voir les plasmazellen prédominer sur les lymphocytes et parfois même sur tous les autres types cellulaires. Par contre, certaines coupes en sont à peu près dépourvues, IL est vraisemblable que ces différences dépendent surtout de la phase à laquelle on surprend la lésion. Dans notre cas I, lors d’un premier examen histologique, nous avions trouvé des plasmazellen en quantité assez considérable pour former des ilots presque uniformes qui occupaient quelquefois la moitié d’un champ microscopique (grossissement — 1.200 diam.) ; dans un ganglion extirpé trois mois après, le nombre de ces cellules s'était réduit de telle façon qu'il fallait les rechercher pour en trouver quelques exemplaires épars. Les mastzellen seraientparfois assez nombreux. Dans nos coupes, elles étaient très rares.
- Les cellules éosinophiles abondent dans la plupart des cas ; leur quantité est parfois telle que la coupe, examinée à un faible grossissement, apparaît comme piquetée d’une multitude de points rouges. À ces cas il faut en opposer d’autres où les éosinophiles font à peu près défaut. Il n’est pas douteux que la présence ou le défaut de réaction éosinophile dépende, en général, de la phase évolutive de la lésion. Dans notre cas Lil nous a été possible de suivre les étapes successives du processus grâce à. l’examen éompars de ganglions extirpés successivement chez le même malade. A peine indiquée dans les coupes de la pièce a, la réaction éosinophile était très marquée et diffuse dans la pièce b, extir-
pée trois mois après la première. Dans ce cas la réaction éosinophile succédait à la réaction plasmacellulaire qu’elle paraissait remplacer. D’une manière générale, le nombre des éosinophiles diminue considérablement à une phase tardive, lorsque la fibrose est accentuée et étendue. Il est possible, mais le fait n’est pas démontré, que l’histio-éosinophilie fasse défaut pendant toute l’évolution de certaines lymphogranulomatoses.
Assez souvent les auteurs ont signalé que l’éosinophilie des foyers ganglionnaires était beaucoup plus accentuée que celle des autres localisations granulomateuses.
Dans nos coupes nous avons vu les cellules éosinophiles disséminées sans aucun ordre dans toute l’étendue de la lésion. D'autres auteurs les ont vues prédomiper dans certaines parties du tissu : au pourtour de la lésion (Sherman et Gaylord, K. Ziegler), le long des vaisseaux (Lchndorff), au voisinage des foyers nécrotiques (Schridde). Dans d’autres cas, elles paraissaient au contraire diminuer aux alentours des zones de nécrose.
Morphologiquement, ces cellules diffèrent sensiblement des éosinophiles ordinaires du sang. De mème que R. Hertz nous n’avons pas trouvé de formes polynucléées ;les éléments à noyaux bilobés prédominaient ef nous notions un assez grand nombre d’éosinophiles à noyau unique et rond,nettement délimité et fortement coloré. Ces noyaux ressemblaient à ceux des lyÿmphocytes.
Rarement le type prédominant parmi les cellules: éosinophiles est un élément mononucléé à noyau volumineux et relativement clair : il s ‘agit alors de myélocyles éosinophiles (Beitzke). | #
. Leucocytes polynucléaires | à granulations neutrophi- :